Vous êtes devant un site qui voudrait en toute modestie être
- un bulletin de liaison de la Paroisse Saint-Défendent et de la Communauté Catholique Vietnamienne de Marseille, - un simple tableau d'affichage, ouvert aux passants, sans oublier pour autant les amis et anciens dispersés qui, depuis 1985, ont bénéficié ensemble de la grâce divine, à travers les sacrements, les célébrations et les activités communes, sous le même toit.
Ce site comporte deux chapitres principaux : la Paroisse et la Communauté.
Merci de votre présence, merci de votre visite, et merci encore plus si vous prenez la plume pour embellir notre « dazibao », par exemple à la page réservée à l’expression libre.
Antoine Phai (24.10.2011)
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Sur cette page, vous pouvez lire:
16-12-11: Noël de crise ou crise de Noël? 22-10-11: il est mort (le Colonel Kadafi) 12-06-11: Un bon vent (fête de la Pentecôte) 03-04-11: S'ouvrir à la lumière (4e dimanche de Carême). 08-03-11: l laïcité en débat. 01-03-11: Débats sur l'Islam ou sur la laïcité ? 01-10-10: Vivre c'est bien, en bonne santé c'est mieux. 17-09-10: la vérité si je mens. Etc.
Noël de crise ? 16 -12 -2011
A l’approche de Noël, nous nous préparons ardemment à recevoir Dieu, sous la forme d’un enfant, fils d’homme à part entière. Recevoir Dieu-Enfant, Jésus de Nazareth, c’est accepter son message d’amour. En effet, Jésus vient à nouveau, Noël, pour qu’avec lui s’opère un changement que les évangélistes surnomment « la conversion du cœur » pour chacun et pour tous : un véritable renversement des valeurs. Aussi bien, avec Noël 2011, nous ne pouvons oublier la fragilité du « triple A » qui pèse sur les financiers, mais surtout sur la perspective d’un plan de rigueur sur les peuples.
Jésus-Noël vient encore pour un développement d’un système politico-économique qui permet de nourrir et de sauver tous les blessés de la vie.
Aujourd’hui, le système qui paraît tenir c’est la démocratie. Mais elle est en danger d’épuisement quand à l’approche des élections présidentielles, les élus en fonction barrent certains qui se déclarent candidats à cette élection, en refusant ce petit geste démocrate : accorder les 500 signatures nécessaires. Ce jeu-là est encore et toujours perverti par des mauvaises volontés et mérite un renversement de valeurs au bénéfice des libertés démocratiques.
Finalement, ce n’est pas Noël de crise, mais « crise de Noël » si les financiers et les banquiers emprisonnent la « démocratie-des-vrais-citoyens » sous l’esclavage de l’argent et de l’ambition du pouvoir que Jésus-Noël dénonce en habitant une crèche.
Joseph Azzopardi De la Mission Ouvrière (16/12/2011)
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LE DICTATEUR EST MORT.
Politiquement c’est un grand soulagement. Il n’a que ce qu’il a mérité. Mais ce jugement logique des hommes peut-il être celui de Dieu ? Cela reste un mystère et nous pouvons prier pour lui.
Un jour, c’était le lynchage de Lumumba, dictateur africain, et je commençais incognito ma carrière professionnelle de prêtre ouvrier ; et parce que je sollicitais une faveur pour le dernier dictateur, j’ai été reconnu comme prêtre. Pardonner dans une circonstance aussi dramatique relève de la foi chrétienne.
Alors, que la disparition d’un tel chef Kadafi soit une leçon pour les vivants ! On n’écrase pas le peuple en bafouant et en tuant sans limite sa dignité, sans que la sanction finale ne vienne punir l’être minable responsable.
L’Eglise « organise » sa semaine annuelle des Missions. Il est bon de noter qu’il nous est proposé d’accepter la « mondialisation » de ce double commandement que l’Evangile proclame : Aimer Dieu, aimer son prochain (le monde) d’un seul et même élan.
C’est le signe de l’identité distinctif des chrétiens par lequel il se fait reconnaître. Surtout quand l’Evangile nous révèle que le plus petit des hommes (et même le plus minable) est un « frère ».
Joseph Azzopardi (22.10.11)
UN BON VENT Pentecôte 12 juin 2011
C’est la grande découverte : la place que tient sur la planète la nouvelle façon de communiquer entre nous, par les télécommunications, notamment par l’Internet. On dit même que c’est par l’internet et accessoires que la « Révolution Arabe » a été possible. Le besoin de communiquer, de se relier depuis la famille, le voisinage et jusqu’aux extrémités de la terre est ancré au fond de chacun, de chacune. Dans la diversité des peuples et des langues, l’unité du genre humain se construit petit à petit. Il est loin la tribu, le village et même le pays. « Peuples de la terre, unissez-vous !» Mais cette volonté unitaire innée trouve un chemin difficile, remplie d’écueils. La Bible a reconnu un chemin voué à l’échec, raconté sous le titre de la « Tour de Babel », qui se termine par l’incompréhension mutuelle. Cet échec tient au fait que l’unité voulait se faire et se construire autour d’une pensée unique : les mêmes mots pour tous ! Or parler en langues prouve la diversité des richesses culturelles, contre l’ uniformisme et les dictatures. Voici « Pentecôte » ! Alors Dieu se révèle comme celui qui parle toutes les langues, adopte toutes les grammaires. Son Esprit les transforme en des dires de Paix, de Joie et d’Amour. Le besoin de communiquer devient le besoin de se rapprocher pour s’aimer. Vive Pentecôtes ! Joseph Azzopardi, 12/6/2011.
S'OUVRIR A LA LUMIERE 4e dimanche de Carême (Jean 9,1-14)
Combien de fois n’avons-nous pas dit « Je préfèrerais être mort que de voir çà ». Aujourd’hui, « voir çà », c’est être les témoins (à distance mais près) du nucléaire qui tue à perpétuité, nous affame et pollue les générations futures. « Voir çà », c’est encore la progression du racisme, ou de l’exclusion nationaliste, c’est pareil. C’est encore des populations tellement affamées qu’elles font les poubelles (fin de saison pour les restaurants d’accueil). « Voir çà », c’est ouvrir un débat national sur la laïcité (les religions seraient-elles à ce point gênantes ou dangereuses pour notre République ? D’où vient cette précipitation que tous les chefs religieux refusent ? (Lire la Croix du 3 avril 2011) « Voir çà » et « voir çà et encore « voir çà ». C’est en réalité l’aveuglement des refus successifs, la mort de beaucoup ; ne pas voir que nos jeunes sans emploi n’ ont que violence en leurs mains, le refus des solidarités, de justice. « Je préfère être mort que de voir », c’est s’aveugler du seul fait véritable : notre monde est inachevé, les humains ne sont pas terminés. Aux aveugles de ce genre, l’Evangile de ce dimanche nous proclame que ce n’est pas de naissance que nous sommes aveuglés, mais par refus de la seule lumière qui compte : il faut aménager un monde qui soit vivant grâce à l’Amour. Période de crise certes, mais notre savoir nous fait espérer. A Dieu va !
Joseph Azzopardi (Marseille le 3/4/2011)
LA LAÏCITE EN DEBAT
Quand l’Europe publie le calendrier des fêtes religieuses, elle les donne toutes, mais « oublie » les fêtes chrétienne, dont Noël et Pâques.
Quand des voix s’élèvent pour exprimer que les racines de la civilisation occidentale sont chrétiennes et qu’il faut souligner le rôle déterminant du christianisme sur les conceptions de la fraternité, égalité et liberté. Certains crient et font appel au respect de la laïcité. Mais qu’est-ce que la laïcité à la manière française, pour être en règle avec les lois associatives de 1905 ?
L’Islam fait peur, il faut alors imposer un islam à la mode française qui respecte la laïcité républicaine. Nous ne sommes pas sortis de l’auberge. D’ailleurs, quelle idée de vouloir imposer la prêche en français aux imams qui président les célébrations dans les mosquées ? Je serais curieux de regarder la tête des aumôniers ou des prêtres français si à Alger, par exemple, on les obligeait à prêcher en arabe pendant la messe. Il faut savoir que sur 6 milliards d’habitants, notre planète compte 80% de croyants en Dieu. Il faut savoir que les relations à Dieu font une grande diversité de religions. Alors l’enjeu des religions et donc de la laïcité est de régler le regard commun sur la valeur de l’homme.
Pour les chrétiens, la laïcité républicaine, c’est quand tout humain, même le plus bas et le plus vil, est d’une valeur supérieure à tout l’or du monde, parce que Dieu a une image qui se reflète sue le visage de l’humain. Ceci s’impose à toute politique.
Joseph Azzopardi (6/3/2011)
DEBATS SUR L'ISLAM OU SUR LA LAICITE ?
Pour une « laïcité ouverte », dans une société qui ont des racines chrétiennes, tout comme l’Europe : les mots ont été lancés.
De leur côté, les aumôniers militaires catholiques ont remis aux autorités militaires et chefs de corps une lettre de l’évêque aux Armées : « sur les rapports entre les religions au sein d’un Etat de droit ». Il s’agirait de poser les fondements d’un juste débat, évitant ainsi un certain nombre de bricolages, susceptibles de créer des tensions inutiles et dangereuses.
Comme dans les hôpitaux, comme dans les prisons, on réduit l’espace des aumôneries catholiques au profit d’autres religions, au nom de l’égalité républicaine. Mais pour l’êvêque aux Armées, « Une égalité de moyens n'est pas recevable, car elle ne satisfait pas les priorités propres à chaque religion. L'édifice religieux, la pratique alimentaire... ne revêtent pas la même importance selon les cultes et ne sont donc pas comparables. Les décideurs doivent en tenir compte. » Pour en savoir plus, on peut lire toute la lettre sur le site du « diocèse aux armées ».
VIVRE C’EST BIEN, EN BONNE SANTE, C’EST MIEUX. 27e dimanche - Evangile selon St Luc (17, 5-10)
La grand succès du film « Des hommes et des dieux » nous fait plaisir, mais ne nous étonne pas, dans la mesure où notre monde est en faillite de spiritualité, et même d’un christianisme en recul d’effectifs et de foi. Ces moines qui font le don de leur vie et ont témoigné leur tolérance par l’esprit de service à la population magrébine : cela ressemble au Christ qui se laisse faire sur la croix. De notre côté, dans l’actualité agressive pour une vraie retraite, nous exprimons les difficultés de vivre en bonne santé. L’avantage des secousses sociales et économiques, c’est que la « pénibilité du travail » apparaît au grand jour, quand on exige qu’elle soit reconnue dans toutes ses conséquences, sur l’espérance de vie des salariés exposés : travail de nuit, port de charges lourdes, gestes répétitifs, environnement toxique, etc.
Le débat national met bien en évidence la nécessité de tenir compte de la « pénibilité du travail, parce que l’espérance de vie ne résout rien. Vivre c’est bien, en bonne santé c’est mieux.
L’évangile nous met en route avec les moines du film. L’évangile nous dit qu’une puissance d’amour comme un grain de poussière (moutarde) suffit pour changer le monde. Pourquoi alors s’en priver ?
17/9/2010 Le Pape au Royaume Uni, les Roms en France...
Contre le mensonge, choisir la vérité coûte que coûte. Le Pape au Royaume Uni affronte l’Eglise Anglicane séparée de Rome par raison historique : le refus d’annuler le mariage d’Henri VIII. Le Pape doit surtout « gérer » les déviations sexuelles des prêtres pédophiles, et il est mal accepté. La vérité est que ce scandale est un malheur et le Christ en est atteint.
Le pire des mensonges qui touchent les pauvres est de faire croire que les Roms et autres nomades, sont des profiteurs de nos lois sociales de secours et d’éducation. La vérité est qu’ils doivent être respectés comme toute minorité, (et puis le cas échéant, comme tout citoyen). Des Français au Niger sont faits prisonniers ou otages. La vérité est que le pétrole (l’or noir) pollue les eaux du fleuve et l’eau potable manque sur toutes les tables. « Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ».
Eh bien, non ! La vérité du Christ à gérer, à défendre, à développer, c’est notre capital d’amour, fait, enrichi de confiance en l’homme et non à l’Argent qui, soi disant, fait le bonheur (encore un mensonge). Faire le bon choix du service : celui qui met audessus de tout le partage, la justice. Le contraire est péché et malheur.
Choisir le Christ, le suivre est « payant », il fait la vérité des êtres humains dans la joie de vivre.
L’année scolaire ou l’année politique s’est terminée, avant ces vacances sur un air de tristesse, de mal fini, de questions sans réponse. Affaires douteuses, la burqua, la crise banquière. Qu’allons-nous trouver à la rentrée ? Sous le prétexte que l’espérance de vie augmente , on parle de pousser l’âge légal de la retraite, et si cela se fait, on aura des travailleurs de plus en plus fatigués : l’allongement de la vie deviendra son raccourcissement. En guise de « cadeau » de retraite, ce ne sera plus une canne à pêche, mais une canne tout court. Dans ce contexte, prendre des vacances ne crée pas obligatoirement de la détente. Heureusement et pour « souffler » un peu, il y a le 15 août, fête de l’Assomption de Marie, mère de Jésus. Marie est une femme de Dieu » bien incarnée, bien de chez nous, du peuple. C’est elle qui chante la libération et le retournement concret de situations. Son chant s’appelle « Magnificat ». Les riches qui oublient les affamés se retrouveront les mains vides. Les puissants perdent leur trône. Ce retournement de situation ne se fera pas dans la violence, mais dans la miséricorde. Puisse la Parole de Marie nous « travailler » l’ esprit. Paroisse Saint-Défendent (15/8/10)
Les motifs d’inquiétudes ne nous manquent pas. En cette période de congé, nous avons des signes de pauvreté collective à nous désespérer. Le pouvoir d’achat des ménages diminue et aucun plaisir de vacance ne nous est facilement autorisé. Tout est trop cher et même les fruits de saisons ne parviennent pas sur notre table.
Pourtant, il y a pire que cette pauvreté collective, il y a une grave crise. Nous perdons confiance en la justice chargée, avec la police, de notre sécurité. Les violents ne tiennent plus compte ni de la République, ni de la Patrie, ni de l’Eglise, ni de Dieu.
Dans ce déclin des liens sociaux, l’individualisme est gagnant comme un « sauve qui peut ». Et quand nous pensons que des riches ont des biens à ne plus savoir où les mettre, nous doutons encore plus des politiques incapables de faire des lois du partage.
La confiance se perd. Il ne nous reste que la Bible qui conteste l’accumulation inutile des richesses : vanités. Vouloir une société du partage est notre seule issue. Voir le feuille de semaine , Luc (12, 13-21)
LE VER EST DANS LE FRUIT 18 juillet 2010
A l’échelle de la planète, nous ne sortons pas d’une crise sociale mortifère qui amène tant de pertes humaines par désespoir, quand la vie quotidienne a perdu son sens. C’est grave et personne ne peut rester insensible en défendant, par exemple, et avec acharnement, la solidarité nationale qui n’a de goût que pour la justice.
Mais il y a pire quand, avec cette crise sociale, se double une crise morale : corruption, mensonges, vols, évasions fiscales et fraudes, avantages personnels au détriment de l’intérêt du Bien commun.
La crise morale, c’est le « ver dans le fruit » qui pourrit tout. La cause en est qu’il n’y a plus d’absolu, plus d’autorité supra-humaine pour ne pas dire divine. Sans Dieu, les hommes perdent la boussole et sont comme des loups.
Alors, nous avons besoin de Dieu à rendre présent. En effet, son Esprit seul est insuffisant (ce serait comme la musique d’une chanson sans les paroles). Il faut la Parole de Christ : celle qu’il a dite jusqu’à son dernier souffle. Les croyants écoutent ce dimanche le récit de deux sœurs, Marthe et Marie, à qui Jésus recommande l’écoute prioritaire de sa Parole, parce que quand, il y a l’amour, il y a le service de la table, de l’amitié, du respect et de toutes les valeurs.
Paroisse Saint-Défendent
NATURE VIOLEE, NATURE VENGEE !
Les victimes du cataclysme varois méritent notre attention et notre solidarité. Perdre tout ce qu’on a en quelques secondes de trombes d’eau, c’est comme recevoir un coup de massue sur la tête.
La solidarité et la compassion, c’est pour tout de suite. Pourtant cette catastrophe inattendue mérite aussi une bonne leçon pour nous qui sommes épargnés, pour le moment.
La nature, appelée la « création », nous savons d’où elle vient et qui l’a faite. La Bible, héritage culturel universel, raconte avec deux récits, l’origine de l’univers. Dans ces récits, il est bien dit et même avant que l’homme n’apparaisse que Dieu, en paroles, met de l’ordre dans le chaos, en séparant le jour et la nuit, le ciel et la terre, les Océans et les Continents, puis le soleil et la lune, les animaux et les humains, puis le repos hebdomadaire.
A Draguignan les hommes (qui ?) n’ont pas tenu compte de la séparation originelle des eaux et de la terre ferme, en construisant sur ou à proximité du lit des torrents. Quand la Nature est violée, parce qu’elle n’est pas respectée dans le domaine de chaque élément, la confrontation est inévitable et les victimes payent cher l’avidité de certains. Si Dieu créé la différence, l’eau et la terre en laissant l’eau dans son lit, Il vaut mieux construire ailleurs sur terre ferme.
Harmoniser le torrent et les maisons suppose beaucoup de prudence et de savoir faire. La leçon de Draguignan sera-t-elle retenue ?
Joseph Azzopardi (18/6/2010)
SE SERRER LES COUDES (La réforme des retraites)
La « Rue » (à Marseille, c’est la Canebière) a été cette semaine simplement occupée par des milliers d’hommes et de femmes, de milieux professionnels différents et aussi d’âges différents, il ne faut pas oublier les séniors.
Il faut savoir que l’enjeu des retraites n’est pas qu’économique, financier, politique, mais bien surtout de fond en comble une affaire de solidarité citoyenne que les fondateurs de la sécurité sociale ont inscrite dans les statuts de l’organisme. Les jeunes paient pour les vieux ; les « en bonne santé » paient pour les malades, etc. Le lien de solidarité imprescriptible porte le nom économique de « répartition » qu’il nous faut sauver comme la prunelle de nos yeux. Beaucoup reste à faire, mais ce fondement solidaire ne peut être entamé par l’argent.
Mais comme toute fondation d’un cabanon comme jusqu’à un château, la fondation d’une maison est invisible et creusée profond sur le roc. Le roc de la sécurité, c’est la solidarité intergénérationnelle, et c’est tellement profond que les croyants que nous sommes, osons dire que la fondation s’appelle Amour de Jésus-Christ.
A chacun d’assumer la manière de sauver la sécurité sociale. Elle le mérite, comme toutes les mamans méritent notre reconnaissance.
Joseph Azzopardi.
APPEL A TEMOINS! Pentecôte, 23/5/2010
La crise financière nous a tous surpris par sa violence, sa durée et son ampleur. Après la Grèce, ce sera le tour de qui? Pour rassurer, on nous dit : « c’est la sortie ! », mais ça continue. Bientôt avec les usines qui ferment, nous aurons une France sans emploi, sans industrie. Que va-t-il rester pour vivre ? Il est nécessaire que surgissent des « témoins » de l’avenir qui sauveront le capital humain par leur ingéniosité. Ce capital humain fait d’humains compétents, intelligents et inventeurs ingénieux. Ils existent, il faut les révéler et qu’ils se révèlent.
Dans ce malheureux contexte de crise morale que traverse l’Eglise Catholique, et encore la crise de crédibilité, la plus grave qu’ait connu l’Eglise, Benoît XVI fait appel à témoins de pénitence qui savent réapprendre le pardon qui ne remplace pas la justice.
Appels à témoins de ceux croient en la valeur sacrée de tous les hommes, que l’Evangile réserve à tous, sans distinction. Appels à témoins de ceux qui ont la Foi, et à ce titre, s’engagent dans la « Mission ». Croire pour témoigner et agir. Le désir de transmettre, de reconstruire, de refaire un avenir sérieux pour nos jeunes… sera puissant et planétaire si, ensemble, nous reprenons souffle, le souffle de la grande Pentecôte, que le ressuscité remplit en tous avec flamme et grand vent.
Le feu de l’amour transforme en Amour tout ce qu’il touche… Christ appelle ses témoins à l’œuvre.
Paroisse Saint-Défendent
POUR NE PAS PERDRE L’ASCENSION Jeudi de l’Ascension, 13/5/2010
La fête de l’Ascension date du 4e siècle. Inutile de chercher à savoir, malgré les précisions données dans les récits bibliques, les conditions réelles de cet événement. Retenons simplement qu’en montant aux Cieux, Jésus exprime ce que veut dire sa résurrection d'entre les morts : entrer dans la gloire de Dieu. Tel est aussi notre avenir : entrer après lui dans cette gloire du Père qui nous attend.
En France, lors du Concordat signé entre Bonaparte et le pape Pie VII, l'Ascension est restée l'une des quatre fêtes d'obligation, avec Noël, l'Assomption et la Toussaint. Si ces jours ne tombent pas un dimanche, ils sont des jours chômés comme le dimanche. En 1905, malgré la loi de la Séparation de l’Eglise et de l’Etat, cette obligation légale de jour chômé a été maintenue. C’est pour cela que le jeudi de l’Ascension est encore aujourd’hui un jour férié.
Les chrétiens ont perdu le lundi de la Pentecôte en 2005, sous le gouvenement de Jean-Pierre Raffarin. Et l’Ascension ? Déjà menacée comme les dimanches au Plan de Campagne, près de Marseille, dès les débuts du quinquennat du Président Sarkozy ? Voulons-nous qu'elle reste encore une de nos grandes fêtes religieuses, à sa date, et pas reportée pauvrement au dimanche suivant, comme c'est déjà le cas dans certains pays ?
Pour ne pas la perdre, il serait peut-être bon de la fêter du mieux que nous pouvons, d’assister bien sûr à la messe ce jour-là, mais aussi de s'interdire de travailler à ce qui n'est pas indispensable, pour partager en frères quelque chose de la joie du Christ retrouvant la Maison du Père. Une manière de renforcer notre conviction serait peut-être de réfléchir sur l'importance du mystère de l'Ascension dans notre foi. Trois sur quatre de nos prières eucharistiques la mentionnent, à l'égal de la Passion et de la Résurrection, là où la Nativité même est omise. Elle est donc bien au cœur de l'histoire de notre salut.
Au fait, quand le Seigneur reviendra, retrouvera-t-il encore des chrétiens en Europe ? Les diocèses de France, la « fille aînée de l’Eglise » résisteront-ils au sort réservé aux diocèses de l’Afrique du Nord, comme celui d’Hippone de Saint Augustin, prospère au 4e siècle, mais très vite devenu un désert, dans tous les sens du terme ?
Paroisse St-Défendent, le 13 mai 2010.
UN AVENIR A RECONSTRUIRE Dimanche 9/5/2010, Jean 14,23-29
« Austérité », « responsabilité sérieuse », « reprise »…la crise est bien là. De toute façon, il faut bien nous en sortir, au plus vite, quel que soit le vocabulaire, alarmant ou apaisant. La gestion capitaliste des banques fait la preuve de son incapacité crasse à nous faire vivre ensemble en vraie solidarité sociale et mondiale. La colère des Grecs annonce probablement d’autres colères et cris de pauvres, à venir.
Dans ce contexte de désarroi et d’inquiétude, les croyants, pratiquants ou chrétiens, vont entendre résonner d’une voix forte (celle du Christ) : « C’est la Paix que je vous laisse ; c’est la Paix que je vous donne», à ma manière, fondée non sur le silence des armes, mais sur l’Amour (Jean 14,23-29).
Pour être pacifiques, les chrétiens et tous les humains sont d’abord des « porteurs de paix », cette paix qui est un cadeau du ciel. « Aide-toi, le ciel t’aidera » n’est pas de l’évangile. Porteurs de paix, cela dépend d’une volonté qui veut faire, au plus intime de notre existence personnelle et collective, l’expérience de la fraternité.
Alors ! Vivre ensemble en Paix, c’est la recevoir et organiser. Il ne viendra pas tout seul l’accueil de la Paix selon le Christ, aussi bien en politique que dans le social ou le spirituel.
Ainsi, l’avenir se reconstruit.
Joseph Azzopardi.
PAQUES, UNE LEÇON D’HUMANITE
Le carême qui termine sa première semaine ne pèse pas lourd sur les média, ni sur la société. Aurait-on oublié le christianisme qui a ouvert les esprits et les relations humaines sur une civilisation qui donne, malgré tout, un peu de joie et de confort de vivre ?
Ce qui inquiète plus au travers du silence des média sur l’opportunité d’un carême annuel, c’est la faiblesse missionnaire de notre témoignage.
Il est vrai que la campagne régionale vient de montrer son nez, révélant dans la confusion, à la fois l’union et la division de ceux là même qui se réclament d’un même camp. Faut-il pour cette raison mettre le haro sur le sens de l’homme social aux besoins multiples, économiques, familiaux, et il y manque, à ce sujet, de se dire publiquement : quel est donc cet homme qui fait tant de soucis ? Quel type de famille l’épanouit ? Quel salaire et quel travail le structure en homme libre ou en homme esclave et exclu de responsabilité amoureuse ?
Les croyants que nous sommes avons la réponse à ces questions et d’autres, parce que nous avons le visage réussi d’un humain parfait qui s’appelle Jésus- Christ. C’est à travers lui que nous proclamons qu’il est visage de Dieu, en sachant que ce Dieu est l’inventeur (ou créateur) de cet homme que nous sommes. Il connaît les rouages de notre mécanique. Pâques rend public cette façon réussie d’être un homme au 21e siècle.
Pâques vaut bien une leçon d’humanité
Joseph Azzopardi (23/2/2010)
POUR UN VRAI NOEL 2009
Noël s’approche. Les préparatifs se font mollement, à cause de la crise. Noël est une valeur d’espérance que nous ne voulons pas prendre par la faute de quelques financiers véreux. Noël sera ce qu’il a été depuis la nuit des temps : l’anniversaire de Jésus de Nazareth. Dieu naît dans notre chair humaine, parce qu’il veut devenir pour nous tous une raison d’espérer.
Sa volonté de donner aux hommes sa révolution : donner plus de force à l’amour qu’aux lois qu’on connaissait : les dix commandements.
Le message de noël reste inchangé, celui de régler sa vie sur la force de l’amour concret, solidaire. Les lois, les oppressions les guerres sont à abolir et cela se fera, même s’il faut du temps.
Il faut pour l’instant que chacun et sa famille se pose les vraies questions : Pas la question : Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu ? Mais qu’est-ce que je ne fais pas pour le suivre ? Et une autre question : Pourquoi Jésus se fait-il
Joseph Azzopardi (5.12.09)
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DE L’IDENTITÉ NATIONALE: ALLER JUSQU'AU FOND DES CHOSES.
Tout en débattant entre nous de l’identité nationale, nous ne pouvons pas échapper de devoir expliquer : pourquoi des croix aux sommets des collines et au cimetière ? Pourquoi Notre Dame de Paris ? Pourquoi même des allocations familiales et la sécurité sociale qui se fondent sur la valeur de la solidarité où, les bien-portant payent pour les malades, les jeunes pour les vieux, etc. ? Donc dans l’histoire de France qui fait notre identité, il faut reconnaître les origines chrétiennes de notre beau pays. Mais il ne suffit pas de les reconnaître, encore faut-il les développer avec ardeur dans ce « monde nouveau » qui naît tous les jours.
Bientôt c’est Noël ! Voici une fête devenue nationale et universelle qui fait adhérer des foules à la naissance d’un « Jésus de Nazareth » atypique, exceptionnel et fondateur d’un Monde Nouveau qu’il nomme « Règne de Dieu », où l’amour est la règle unique des relations humaines et religieuses.
Fêter Noël, c’est fêter sa naissance et aussi sa mort, parce que son surnom est « Parole » (attribut unique des hommes). Il est parole créatrice, puisqu’elle a été crucifiée.
C’est vraiment la fin du monde (celui de la haine, de l’injustice) pour laisser la place au drame de l’enfantement du monde nouveau qui prend toute l’histoire de la planète.
Çà aussi, c’est notre Identité Nationale.
Joseph Azzopardi (15/11/09).
TROP DE SUICIDES ! 25e dimanche B, 20/9/09
Pourquoi trop de suicides ?
On compte en France, paraît-il, entre 300 et 400 suicides en relation avec les conditions de travail. Les médecins du travail s’en alarment précisément.
Aussi le drame nous saute aux yeux et au cœur. Nous connaissons les malheureux suicides, conséquences d’un deuil douloureux et d’un divorce. Mais ces temps derniers, les suicides ne sont pas seulement dus à des fragilités personnelles. On angoisse sur le chemin du travail. Depuis, les privations, la montée vertigineuse du chômage, la rudesse des propos au sujet des restructurations, l’avenir bouché irrévocable… tuent la dignité des hommes et en envoient quelques uns à la mort volontaire.
Comment leur expliquer qu’il est temps de réadapter le travail au service des humains et non aux profits assassins. Que nos « solidarités » soient motif d’espérance.
J’espère que les croyant ont perdu l’habitude de consommer les « suicidés ». Ils n’en ont pas le droit. Il vaut mieux, comme le prêche l’évangile de ce dimanche 20 septembre, se faire petit et ne pas se donner de l’importance, comme celle d’un juge./.
Joseph Azzopardi.
RENTREE DE SEPTEMBRE
Message toujours d’actualité de Notre Archevêque
C’est maintenant le moment tout à fait favorable(2Co 6,2)
- (…) Dans nos communautés, les activités et les engagements vont reprendre, vont nous reprendre ! Comme il faudrait qu’ils ne nous reprennent pas, mais que nous les reprenions avec une énergie renouvelée, un désir de vivre à plein, d’en faire des lieux épanouissants, nourrissants pour nous et pour les autres. Nous ne sommes pas appelés à faire tourner des choses. Mais à travers nos activités, nous mettons à l’œuvre nos dons, nous répondons aux appels reçus et entendus, nous vivons nos vocations et nos missions. Il s’agit de la venue du Royaume en nous et en ceux que nous côtoyons, il s’agit de la rencontre de Dieu d’une meilleure vie ensemble.
Pour éviter la routine ou la fatigue, il est bon de se donner un objectif nouveau ou deux, surtout au sein de nos paroisses, de nos mouvements, de nos services. Pouvoir les nommer dynamise, rassure, fédère les énergie. Je vous invite à préciser cela en ce mois de septembre (…) + Georges PONTIER, Archevêque de Marseille (1/9/06).
- A la dernière réunion du Conseil Pastoral, en juin 2009, ce message a été abordé indirectement, lorsque chaque membre du Conseil a été sollicité pour proposer un objectif simple et les moyens pour le réaliser.
Mais n’oublions cette demande s’adresse à tous les fidèles de notre paroisse, de « notre maison commune ».
Si quelqu’un a une idée, qu’il la dise simplement, pour le bien de tous.
Antoine PHAI, curé de St-Défendent (30/8/09).
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LOI SUR LE TRAVAIL DOMINICAL
C’EST TRES GRAVE! (Vendredi 7/8/09)
Çà y est, on peut faire ses courses le dimanche! Les salariés seront au service des consommateurs. Mais le pire est que les grands « magnats » s’efforcent de nous faire croire que c’est un « service public » que d’ouvrir leurs magasins, alors que ce qui compte à leurs yeux (leur porte-monnaie), c’est le gain qu’ils en retirent.
Cette nouvelle loi condamne surtout le « droit acquis » du repos dominical et en même temps familial. A quand le tour des congés payés pour pouvoir gagner plus ? Heureusement qu’on pourra compter sur chacun de nous pour refuser de faire ses courses le dimanche, pour le bénéfice tout court de la dignité humaine.
Vous avez eu cette semaine, alors que la crise financière fait de plus en plus de victimes, les banques pensent à reprendre leurs « parachutes dorés » pour la satisfaction des « traders ».
On ne moralise pas le capitalisme. C’est pourquoi le Pape Benoît XVI (qui l’écoute ?) écrit dans sa dernière lettre universelle : « Il est urgent que soit mise en place une véritable autorité politique mondiale »…
Il faut une politique qui impose le partage des richesses. Sinon, les pauvres seront toujours écrasés.
Joseph Azzopardi.
ELOGE DU VIDE 12 juillet 2009
Habituellement on dit que la nature a horreur du vide. Alors pourquoi faire l’éloge du vide ?
Les scientifiques astronome, avec l’aide de techniques extraordinaires, un télescope géant, remontent dans le temps et dans l’espace. Ils aperçoivent un « trou noir », un vide spatial mystérieux. Alors, la question majeure insoluble : pourquoi dans ce néant un vide absolu, y a-t-il tout d’un coup quelque chose plutôt que rien ? Ce vide est rempli par qui ? Ce vide absolu a appelé Dieu créateur de l’univers. Dieu sort du vide absolu, un univers dans lequel nous sommes inclus avec comme supériorité une capacité d’aimer infini qui est, qui sera comme une capacité de réunion pour une humanité réussie, identique à celle de Jésus Christ.
Voici les vacances, une manière de faire son « vide à soi » : repos, famille, voyages, temps libres, renouveau de nos liens amoureux. Vacances pour faire le vide de nos contraintes habituelles. C’est une sorte de « vide dominical ».
Malheureusement, ce vide coûte cher, parce que trop d’humains remplissent leur vide d’argent corrupteur, l’argent qu’ils font devenir « FRIC ». Regardez ces financiers aux parachutes dorés, sous une montagne de « stocks options ».
Allez, vivons plutôt ce « vide » que Dieu remplit d’amour et de béatitudes.
NUL N’EST PROPHETE DANS SON PAYS. Evangile du 14e dimanche - (Mc 6,1-6)
Airbus A 310
5/7/2009 - Les médias sont nécessaires et nous rendent un réel service pour nous faire solidaires de malheurs des uns ou de bonheurs des autres ; sans la radio, la télé, les journaux, que saurions-nous de la récente perte tragique des deux Airbus A330 et A310, au Brésil et aux Comores ?
Et des dernières catastrophes naturelles survenues dans le monde ? Ou des actions violentes contre les chrétiens en Inde et en Indonésie ? Que saurions-nous de la mal vie dans des banlieues pauvres, face à l’abondance insouciante de certains métropoles ? La liste des services rendus par les médias est longue. Merci !
Pourtant, si les choses sur terre se passaient comme le disent mes médias, la vie serait invivable. Il n’est trop souvent que question d’inhabituel ou d’extraordinaire, on nous dit ce qui ne va pas et le monde devient un enfer irrespirable.
L’ordinaire de la vie collective est plus riche, conviviale pour ceux qui ne conservent pas qu’un regard trop court. Un regard simplifiant et réducteur rend aveugles ou fixés par des idées courtes et erronées. Faut-il attendre les prochains Jeux Olympiques pour savoir que les humains n’ont de frontières que celles qu’ils se donnent ?
C’est de ce regard simplificateur que Jésus de Nazareth a été victime. Cet humain, simple charpentier, sans instruction, sans panache ni pouvoir et surtout « qu’il n’est pas à la ramener », ce simple homme ordinaire ne peut pas être divin. Il lui est interdit d’être prophète et prédicateur de conversion, de changement de vie… De quoi se mêle-t-il ? Si au moins, il nous faisait des choses inhabituelles et extraordinaires pour nous tout seuls, à la rigueur !
Il est souvent difficile de croire que celui que l’on côtoie quotidiennement est plus que l’image que nous avons de lui, un cliché calqué sur nous-mêmes, sur nos propres limites.
Pourtant, la bonne attitude de la foi est d’accepter que Dieu se trouve dans ce qu’il y a de plus humain. C’est encore croire que des « prophètes » et des envoyés de Dieu peuvent faire partie de notre entourage.
Au fait, dans votre famille ou dans votre paroisse, qui sont les personnes avec qui vous avez des difficultés à entamer une conversation ? Pierre Dominici (diverses sources)
Le mot de la semaine CHEMIN…VERS LA SORTIE.
Les effets néfastes de la crise économique s’amplifient et nous inquiètent. Le baromètre est intransigeant : le chômage des travailleurs augmente fortement.Mais le chômage, cela veut dire « chômeurs », cela veut dire pauvreté dans les familles. Rien d’avenir meilleur ne pointe à l’horizon. Et sans avenir, c’est le désespoir.
Le pape se propose d’intervenir. Mais qui peut encore croire à la portée efficace de son courrier ? En effet, il annonce la publication d’une encyclique (lettre ouverte pour le monde) pour apporter une réflexion morale sur la crise financière à la lumière de l’Evangile. Si déjà, les bonnes volontés pouvaient accepter le message, ce serait une occasion d’espérer. La société civile est prise par des débats houleux entre partisans et opposants de capitalisme. Le pape va lui demander que l’économie se reconstruise sur des principes de solidarité, conformément à la tradition évangélique.
Mais à voir comment dans « notre » République laïque, ces principes solidaires sont malmenés dans les services publics, notamment de la Santé, on peut encore espérer, pensez-vous ?
Personnellement, je pense que nous pouvons arriver à un meilleur … «Ensemble».
Joseph Azzopardi (26/6/09)
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Le mot de la semaine : LA BURKA, A VISAGE DECOUVERT.
19/6/09 - Il n’existe pas deux visages identiques. A la rigueur, nous croisons des « sosies » des ressemblances exceptionnelles. Pourtant, s’il y a sur la planète 6 milliards d’habitants, il doit y avoir 6 milliards de visages de couleurs diverses et aux formes variées. Le visage, la partie la plus nue du corps, reste un signe valable d’identité individuelle qui révèle la personne humaine dans ce qu’elle a de spécifique, comme une empreinte digitale ou l’ADN qui nous distinguent les uns des autres, comme sujets de liberté, de dignité, sujets personnels de droits et de devoirs. C’est pourquoi, quand dans la rue, nous croisons des personnes humaines entièrement cachées sous un long vêtement (et noir en plus) où n’apparaît aucune « chair ». Cela fait évidemment peur et étouffe tout désir de relation. C’est le contraire de l’humanité qui se « lie » (lien) en fraternité ou en solidarité. Un costume, fut-il religieux, comme la « burqa » qui fait obstacle à la visibilité de l’identité et aux désirs de relations, ce costume est condamnable et il est impossible qu’un Dieu qui mériterait ce nom puisse demander (et exiger) qu’une personne humaine soit prisonnière de sa robe noire. Même quand il y a autour de chacun comme une véritable tourmente, ou « tempête », rien ne sert d’aller se cacher ou s’enterrer. Le mieux est d’affronter et de résister.(Cf .La tempête apaisée, évangile du dimanche 21 juin 2009) Joseph Azzopardi