Le carême qui termine sa première semaine ne pèse pas lourd sur les média, ni sur la société. Aurait-on oublié le christianisme qui a ouvert les esprits et les relations humaines sur une civilisation qui donne, malgré tout, un peu de joie et de confort de vivre ?
Ce qui inquiète plus au travers du silence des média sur l’opportunité d’un carême annuel, c’est la faiblesse missionnaire de notre témoignage.
Il est vrai que la campagne régionale vient de montrer son nez, révélant dans la confusion, à la fois l’union et la division de ceux là même qui se réclament d’un même camp. Faut-il pour cette raison mettre le haro sur le sens de l’homme social aux besoins multiples, économiques, familiaux, et il y manque, à ce sujet, de se dire publiquement : quel est donc cet homme qui fait tant de soucis ? Quel type de famille l’épanouit ? Quel salaire et quel travail le structure en homme libre ou en homme esclave et exclu de responsabilité amoureuse ?
Les croyants que nous sommes avons la réponse à ces questions et d’autres, parce que nous avons le visage réussi d’un humain parfait qui s’appelle Jésus- Christ. C’est à travers lui que nous proclamons qu’il est visage de Dieu, en sachant que ce Dieu est l’inventeur (ou créateur) de cet homme que nous sommes. Il connaît les rouages de notre mécanique. Pâques rend public cette façon réussie d’être un homme au 21e siècle.
Pâques vaut bien une leçon d’humanité
Joseph Azzopardi (23/2/2010)
POUR UN VRAI NOEL 2009
Noël s’approche. Les préparatifs se font mollement, à cause de la crise. Noël est une valeur d’espérance que nous ne voulons pas prendre par la faute de quelques financiers véreux. Noël sera ce qu’il a été depuis la nuit des temps : l’anniversaire de Jésus de Nazareth. Dieu naît dans notre chair humaine, parce qu’il veut devenir pour nous tous une raison d’espérer.
Sa volonté de donner aux hommes sa révolution : donner plus de force à l’amour qu’aux lois qu’on connaissait : les dix commandements.
Le message de noël reste inchangé, celui de régler sa vie sur la force de l’amour concret, solidaire. Les lois, les oppressions les guerres sont à abolir et cela se fera, même s’il faut du temps.
Il faut pour l’instant que chacun et sa famille se pose les vraies questions : Pas la question : Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu ? Mais qu’est-ce que je ne fais pas pour le suivre ? Et une autre question : Pourquoi Jésus se fait-il
Joseph Azzopardi (5.12.09)
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DE L’IDENTITÉ NATIONALE: ALLER JUSQU'AU FOND DES CHOSES.
Tout en débattant entre nous de l’identité nationale, nous ne pouvons pas échapper de devoir expliquer : pourquoi des croix aux sommets des collines et au cimetière ? Pourquoi Notre Dame de Paris ? Pourquoi même des allocations familiales et la sécurité sociale qui se fondent sur la valeur de la solidarité où, les bien-portant payent pour les malades, les jeunes pour les vieux, etc. ? Donc dans l’histoire de France qui fait notre identité, il faut reconnaître les origines chrétiennes de notre beau pays. Mais il ne suffit pas de les reconnaître, encore faut-il les développer avec ardeur dans ce « monde nouveau » qui naît tous les jours.
Bientôt c’est Noël ! Voici une fête devenue nationale et universelle qui fait adhérer des foules à la naissance d’un « Jésus de Nazareth » atypique, exceptionnel et fondateur d’un Monde Nouveau qu’il nomme « Règne de Dieu », où l’amour est la règle unique des relations humaines et religieuses.
Fêter Noël, c’est fêter sa naissance et aussi sa mort, parce que son surnom est « Parole » (attribut unique des hommes). Il est parole créatrice, puisqu’elle a été crucifiée.
C’est vraiment la fin du monde (celui de la haine, de l’injustice) pour laisser la place au drame de l’enfantement du monde nouveau qui prend toute l’histoire de la planète.
Çà aussi, c’est notre Identité Nationale.
Joseph Azzopardi (15/11/09).
TROP DE SUICIDES ! 25e dimanche B, 20/9/09
Pourquoi trop de suicides ?
On compte en France, paraît-il, entre 300 et 400 suicides en relation avec les conditions de travail. Les médecins du travail s’en alarment précisément.
Aussi le drame nous saute aux yeux et au cœur. Nous connaissons les malheureux suicides, conséquences d’un deuil douloureux et d’un divorce. Mais ces temps derniers, les suicides ne sont pas seulement dus à des fragilités personnelles. On angoisse sur le chemin du travail. Depuis, les privations, la montée vertigineuse du chômage, la rudesse des propos au sujet des restructurations, l’avenir bouché irrévocable… tuent la dignité des hommes et en envoient quelques uns à la mort volontaire.
Comment leur expliquer qu’il est temps de réadapter le travail au service des humains et non aux profits assassins. Que nos « solidarités » soient motif d’espérance.
J’espère que les croyant ont perdu l’habitude de consommer les « suicidés ». Ils n’en ont pas le droit. Il vaut mieux, comme le prêche l’évangile de ce dimanche 20 septembre, se faire petit et ne pas se donner de l’importance, comme celle d’un juge./.
Joseph Azzopardi.
RENTREE DE SEPTEMBRE
Message toujours d’actualité de Notre Archevêque
C’est maintenant le moment tout à fait favorable(2Co 6,2)
- (…) Dans nos communautés, les activités et les engagements vont reprendre, vont nous reprendre ! Comme il faudrait qu’ils ne nous reprennent pas, mais que nous les reprenions avec une énergie renouvelée, un désir de vivre à plein, d’en faire des lieux épanouissants, nourrissants pour nous et pour les autres. Nous ne sommes pas appelés à faire tourner des choses. Mais à travers nos activités, nous mettons à l’œuvre nos dons, nous répondons aux appels reçus et entendus, nous vivons nos vocations et nos missions. Il s’agit de la venue du Royaume en nous et en ceux que nous côtoyons, il s’agit de la rencontre de Dieu d’une meilleure vie ensemble.
Pour éviter la routine ou la fatigue, il est bon de se donner un objectif nouveau ou deux, surtout au sein de nos paroisses, de nos mouvements, de nos services. Pouvoir les nommer dynamise, rassure, fédère les énergie. Je vous invite à préciser cela en ce mois de septembre (…) + Georges PONTIER, Archevêque de Marseille (1/9/06).
- A la dernière réunion du Conseil Pastoral, en juin 2009, ce message a été abordé indirectement, lorsque chaque membre du Conseil a été sollicité pour proposer un objectif simple et les moyens pour le réaliser.
Mais n’oublions cette demande s’adresse à tous les fidèles de notre paroisse, de « notre maison commune ».
Si quelqu’un a une idée, qu’il la dise simplement, pour le bien de tous.
Antoine PHAI, curé de St-Défendent (30/8/09).
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LOI SUR LE TRAVAIL DOMINICAL
C’EST TRES GRAVE! (Vendredi 7/8/09)
Çà y est, on peut faire ses courses le dimanche! Les salariés seront au service des consommateurs. Mais le pire est que les grands « magnats » s’efforcent de nous faire croire que c’est un « service public » que d’ouvrir leurs magasins, alors que ce qui compte à leurs yeux (leur porte-monnaie), c’est le gain qu’ils en retirent.
Cette nouvelle loi condamne surtout le « droit acquis » du repos dominical et en même temps familial. A quand le tour des congés payés pour pouvoir gagner plus ? Heureusement qu’on pourra compter sur chacun de nous pour refuser de faire ses courses le dimanche, pour le bénéfice tout court de la dignité humaine.
Vous avez eu cette semaine, alors que la crise financière fait de plus en plus de victimes, les banques pensent à reprendre leurs « parachutes dorés » pour la satisfaction des « traders ».
On ne moralise pas le capitalisme. C’est pourquoi le Pape Benoît XVI (qui l’écoute ?) écrit dans sa dernière lettre universelle : « Il est urgent que soit mise en place une véritable autorité politique mondiale »…
Il faut une politique qui impose le partage des richesses. Sinon, les pauvres seront toujours écrasés.
Joseph Azzopardi.
ELOGE DU VIDE 12 juillet 2009
Habituellement on dit que la nature a horreur du vide. Alors pourquoi faire l’éloge du vide ?
Les scientifiques astronome, avec l’aide de techniques extraordinaires, un télescope géant, remontent dans le temps et dans l’espace. Ils aperçoivent un « trou noir », un vide spatial mystérieux. Alors, la question majeure insoluble : pourquoi dans ce néant un vide absolu, y a-t-il tout d’un coup quelque chose plutôt que rien ? Ce vide est rempli par qui ? Ce vide absolu a appelé Dieu créateur de l’univers. Dieu sort du vide absolu, un univers dans lequel nous sommes inclus avec comme supériorité une capacité d’aimer infini qui est, qui sera comme une capacité de réunion pour une humanité réussie, identique à celle de Jésus Christ.
Voici les vacances, une manière de faire son « vide à soi » : repos, famille, voyages, temps libres, renouveau de nos liens amoureux. Vacances pour faire le vide de nos contraintes habituelles. C’est une sorte de « vide dominical ».
Malheureusement, ce vide coûte cher, parce que trop d’humains remplissent leur vide d’argent corrupteur, l’argent qu’ils font devenir « FRIC ». Regardez ces financiers aux parachutes dorés, sous une montagne de « stocks options ».
Allez, vivons plutôt ce « vide » que Dieu remplit d’amour et de béatitudes.
NUL N’EST PROPHETE DANS SON PAYS. Evangile du 14e dimanche - (Mc 6,1-6)
Airbus A 310
5/7/2009 - Les médias sont nécessaires et nous rendent un réel service pour nous faire solidaires de malheurs des uns ou de bonheurs des autres ; sans la radio, la télé, les journaux, que saurions-nous de la récente perte tragique des deux Airbus A330 et A310, au Brésil et aux Comores ?
Et des dernières catastrophes naturelles survenues dans le monde ? Ou des actions violentes contre les chrétiens en Inde et en Indonésie ? Que saurions-nous de la mal vie dans des banlieues pauvres, face à l’abondance insouciante de certains métropoles ? La liste des services rendus par les médias est longue. Merci !
Pourtant, si les choses sur terre se passaient comme le disent mes médias, la vie serait invivable. Il n’est trop souvent que question d’inhabituel ou d’extraordinaire, on nous dit ce qui ne va pas et le monde devient un enfer irrespirable.
L’ordinaire de la vie collective est plus riche, conviviale pour ceux qui ne conservent pas qu’un regard trop court. Un regard simplifiant et réducteur rend aveugles ou fixés par des idées courtes et erronées. Faut-il attendre les prochains Jeux Olympiques pour savoir que les humains n’ont de frontières que celles qu’ils se donnent ?
C’est de ce regard simplificateur que Jésus de Nazareth a été victime. Cet humain, simple charpentier, sans instruction, sans panache ni pouvoir et surtout « qu’il n’est pas à la ramener », ce simple homme ordinaire ne peut pas être divin. Il lui est interdit d’être prophète et prédicateur de conversion, de changement de vie… De quoi se mêle-t-il ? Si au moins, il nous faisait des choses inhabituelles et extraordinaires pour nous tout seuls, à la rigueur !
Il est souvent difficile de croire que celui que l’on côtoie quotidiennement est plus que l’image que nous avons de lui, un cliché calqué sur nous-mêmes, sur nos propres limites.
Pourtant, la bonne attitude de la foi est d’accepter que Dieu se trouve dans ce qu’il y a de plus humain. C’est encore croire que des « prophètes » et des envoyés de Dieu peuvent faire partie de notre entourage.
Au fait, dans votre famille ou dans votre paroisse, qui sont les personnes avec qui vous avez des difficultés à entamer une conversation ? Pierre Dominici (diverses sources)
Le mot de la semaine CHEMIN…VERS LA SORTIE.
Les effets néfastes de la crise économique s’amplifient et nous inquiètent. Le baromètre est intransigeant : le chômage des travailleurs augmente fortement.Mais le chômage, cela veut dire « chômeurs », cela veut dire pauvreté dans les familles. Rien d’avenir meilleur ne pointe à l’horizon. Et sans avenir, c’est le désespoir.
Le pape se propose d’intervenir. Mais qui peut encore croire à la portée efficace de son courrier ? En effet, il annonce la publication d’une encyclique (lettre ouverte pour le monde) pour apporter une réflexion morale sur la crise financière à la lumière de l’Evangile. Si déjà, les bonnes volontés pouvaient accepter le message, ce serait une occasion d’espérer. La société civile est prise par des débats houleux entre partisans et opposants de capitalisme. Le pape va lui demander que l’économie se reconstruise sur des principes de solidarité, conformément à la tradition évangélique.
Mais à voir comment dans « notre » République laïque, ces principes solidaires sont malmenés dans les services publics, notamment de la Santé, on peut encore espérer, pensez-vous ?
Personnellement, je pense que nous pouvons arriver à un meilleur … «Ensemble».
Joseph Azzopardi (26/6/09)
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Le mot de la semaine : LA BURKA, A VISAGE DECOUVERT.
19/6/09 - Il n’existe pas deux visages identiques. A la rigueur, nous croisons des « sosies » des ressemblances exceptionnelles. Pourtant, s’il y a sur la planète 6 milliards d’habitants, il doit y avoir 6 milliards de visages de couleurs diverses et aux formes variées. Le visage, la partie la plus nue du corps, reste un signe valable d’identité individuelle qui révèle la personne humaine dans ce qu’elle a de spécifique, comme une empreinte digitale ou l’ADN qui nous distinguent les uns des autres, comme sujets de liberté, de dignité, sujets personnels de droits et de devoirs. C’est pourquoi, quand dans la rue, nous croisons des personnes humaines entièrement cachées sous un long vêtement (et noir en plus) où n’apparaît aucune « chair ». Cela fait évidemment peur et étouffe tout désir de relation. C’est le contraire de l’humanité qui se « lie » (lien) en fraternité ou en solidarité. Un costume, fut-il religieux, comme la « burqa » qui fait obstacle à la visibilité de l’identité et aux désirs de relations, ce costume est condamnable et il est impossible qu’un Dieu qui mériterait ce nom puisse demander (et exiger) qu’une personne humaine soit prisonnière de sa robe noire. Même quand il y a autour de chacun comme une véritable tourmente, ou « tempête », rien ne sert d’aller se cacher ou s’enterrer. Le mieux est d’affronter et de résister.(Cf .La tempête apaisée, évangile du dimanche 21 juin 2009) Joseph Azzopardi