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LA MAGIE DES MOTS… Avec le pouvoir d’achat en berne et la pauvreté au top niveau Lire à la page « Expression libre » le mot de Pierre Campana, dont la retraite mensuelle, en novembre 2007, s’élève à 425 euros. Merci l'Etat.
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S’indigner et croire ensemble. (17 octobre 2011 : journée cotre la misère)
Les « primaires » socialistes sont appréciées par beaucoup comme une démarche démocratique moderne. Il y a de quoi s’en féliciter, de voir un pays comme la France qui ouvre des débats nationaux dans le respect des diversités. Seulement voilà ! Face à la crise monétaire mondiale, les Evêques de France s’inquiètent du peu de cas que nos politiques d’aujourd’hui et de demain font de la solidarité obligatoire des uns avec les autres, surtout avec les plus démunis, avec nos populations les plus fragilisées. Les Français subissent une régression continue qui pousse les Mouvements des « Indignés » à se rassembler. Sans connaître le document épiscopal, ces « indignés », avec beaucoup d’autres, exigent que toute politique économique crée les conditions d’une grande justice, pour tous ceux qui se présentent, en particulier les jeunes. Cela exige la correction des écarts disproportionnés de richesse. Mais les Evêques ne dénoncent pas les fauteurs de troubles, dommage ! Les banquiers continueront si les croyants ne les affrontent pas, selon la formule consacrée du Christ : « A César, ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu ».
Alors que l’Etat intègre la fraternité, et nous croirons ensemble à la nécessaire solidarité. Joseph Azzopardi 15/10/2011

 | | Le Pardon |
C’est le titre d’un nouveau film qui paraît ces jours-ci. Mais c’était le cri lancé à la foule sur la Place Saint-Pierre au Vatican, dès que le nouveau pape est élu. Il paraît que c’est un film gracieux et comique, non déplacé. Il reste que le scénario nous présente la possibilité pour un pape de douter de lui et de l’Eglise. Qu’il y ait une part de souffrance dans le cœur d’un pape, rien de plus naturel. Mais il a autour de lui tant de solidarités, de prières, de soutiens que le doute ne peut être que passager. Quelle que soit sa place dans l’Eglise, tout homme croyant est soumis au doute, surtout quand, comme aujourd’hui, la foi est difficile. Le mal reste dans l’actualité, même dix ans après le fameux onze septembre 2001, en Amérique. Le Mal Absolu demeure un mystère, un scandale incompréhensible, quand on voit que ça réussit plus chez les méchants que chez les bons. Alors, le mieux est de se référer à l’évangile qui nous invite à garder espérance, comme un « pari » sur le présent et l’avenir, en fixant le crucifix dans notre maison. Cela nous révèle que dans le monde, il n’y a pas que des souffrances et des incohérences, il y a aussi des joies qu’il ne faut pas éviter de les vivres. Marseille, le 11 septembre 2011, Joseph Azzopardi.

 | | 11 sept- Photo P. Mariottini |
Encore le nucléaire 5e dimanche de carême (Jn 11,1-49)
Au Japon, ce n’est pas fini. Le danger continue à créer des peurs, des paniques et surtout de graves incertitudes sur l’avenir, car la durée de vie des déchets peut aller jusqu’à des centaines de milliers d’années. Cela suffirait à discréditer l’atome qui a fait l’orgueil des scientifiques. C’est raisonnable de mettre fin à cette énergie nucléaire qui repose sur un minerai nocif, l’uranium. Mais avec quelle énergie pourrait-on remplacer le nucléaire ? La réponse va naturellement vers les renouvelables : baisser le chauffage électrique, mieux isoler nos maisons, etc. En attendant, il y a des morts et des morts, et encore des morts. Aussi, c’est dans ce contexte que les chrétiens se préparent à fêter Pâques. C’est une invitation majeure à trouver pour en vivre, qu’elle est le sens de la vie, la destinée de l’humanité ? Quelle place donner à l’espérance, quand la mort nous entoure toujours comme une énigme ? En sortant Lazare de son tombeau, Christ nous donne à nouveau le sens de la vie par la victoire sur la mort. Plus facile à dire qu’à vivre, mais possible, en y mettant tous ensemble. Chacun de nous est comme le « lazare » de l’évangile, un être aimé. L’amour ne meurt jamais. Joseph Azzopardi (10/4/2011)

 | | Cathédrale de Marseille |
Nous sommes en plein carême. Il est vrai que le carême chrétien n’est pas spectaculaire et médiatique comme le Ramadan. Le carême n’es n’est pas moins collectif, parce que le carême moderne est « humanitaire ».
En effet, l’Eglise universelle demande aux chrétiens de faire des « économies » sur leur nourriture et leurs désirs de détente, de loisir. Mais ces économies, cet argent économisé est réservé à des associations chargées d’aller en aide aux plus pauvres de la planète. Si le carême est humanitaire, c’est parce que le carême chrétien n’est pas un « exercice de piété » comme un autre. Le carême prépare Pâques, c’est-à-dire la mort et la résurrection de Jésus. Le carême est pascal et nous invite à changer nos manières de vivre. Il est humanitaire parce que, au nom de la foi, tous les hommes doivent vivre au meilleur Top, selon la volonté de Dieu, le Père. Car si nous avons besoin que le carême nous rappelle que nous sommes « enfants de Dieu », Dieu, lui, n’oublie jamais qu’il est « notre » Père. Alors, les croyants chrétiens ont un motif sacré de se joindre aux humanitaires du monde, avec force, énergie, générosité, sans négliger la source de toute énergie, la prière.
Joseph AZZOPARDI (10 mars 2011)
« LEURS ACTES LES SUIVENT » (Apocalypse 14,13)
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La "polémique" Frédéric Mitterrand au sujet de sa conduite envers le tourisme sexuel et surtout vis-à-vis des enfants ne nous choque pas simplement, mais nous scandalise au plus haut point, parce qu’il présente ces dérives comme une faiblesse de l’homme et non comme un grave délit.
Exhiber ses déviances avec l’arrière pensée qu’il y a là une occasion de se libérer de « tabous » que la morale, notamment « chrétienne et rétrograde» impose dans notre sexualité, suscite une révolte. Nos enfants, déjà conditionnés par l’argent, au titre d’une cagnotte pour rémunérer leur assiduité, les voici objets de convoitises dégradantes. Le fait que Frédéric Mitterrand soit nommé Ministre de la Culture, alors que son livre manifestait déjà sa « faiblesse » le rend exemplaire, nous fait mal à chacun et à la France, et à l’Europe et au monde. Nous ne voulons pas, selon l’évangile, la mort du pécheur. Mais comme à nous tous que le riche de l’évangile de ce dimanche nous appelle à organiser toutes ces choses auxquelles on tient dans le seul sens de la fidélité à l’amour : du respect des autres et de la finalité sexuelle vraie. Car nos actes, passés et présents, nous suivent.
Joseph Azzopardi (28e Dimanche, 11/10/2009).
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UNE AUTRE VISION DU MONDE S’IMPOSE 13 septembre 2009
La crise de la mondialisation des banquiers nous révèle la tendance destructrice de la nature (effet de serre), de la société (chômage, fermeture des usines, suicides, exclusions) et surtout de l’humain, en réduisant toute richesse à l’argent, considéré comme un dieu.
Tout (presque tout) est réduit à une valeur monétaire. Chacun se souvient comment le dimanche a été désacralisé « pour gagner plus » ; tant pis pour le réunion familiale. Alors rien de surprenant que des masses d’hommes se révoltent, étant en colère contre tous ces malheurs qui les dégradent. Qu’il faille repenser les manières de résister, de lutter, de riposter (séquestration, gaz, etc.) rien de plus normal, nous ne sommes plus au 19e siècle de Zola. Tout de même la lutte, la rue (en masse), semblent nécessaires à prévoir. Il y a des moments où les croyants doivent savoir assumer la « colère de Dieu », de Moïse et des pauvres (la Bible dit « les veuves et les orphelins », catégories sociales défavorisées). Le libérateur des hommes restera toujours l’évangile, la foi, c’est-à-dire le dynamisme amoureux de ceux qui veulent, comme Christ, un autre monde. Il faut alors faire sauter ce qui le contredit.
Vive une autre vision du monde, même si ce n’est plus dans l’air du temps.
Joseph Azzopardi.
APRES DIEU ET MOISE, A QUI LE TOUR ? Guérison du sourd-muet
Les pratiquants du dimanche ont la chance d’écouter la lecture d’une guérison d’un sourd-muet. Jésus accomplit ce miracle sur la demande des parents ou amis du handicapé. S’il accepte cette ouverture des sens, en terre étrangère, c’est qu’il veut donner à cette guérison une perspective universelle, pour toute l’humanité à venir.
Ecouter, parler, agir, tous nos responsables de sociétés bancaires devraient se laisser guérir. Les 24 et 25 septembre prochains, les 20 dirigeants des 20 pays les plus riches de la planète se réuniront. Ils feront un bilan décevant, mais pire, ils n’auront pas l’envergure pour remettre en cause le libéralisme capitaliste. Le maintien du système, s’il n’est pas « moralisé », la colère prendra la place de la « Parole » qui le guérirait.
Après la « colère » de Dieu, puis de Moïse contre le veau d’or, faudra-t-il la « colère des petits », pour contraindre les « chefs » à faire des propositions « parlantes » de justice : Ecouter, parler, agir, c’est ce « goût » de justice qui fera la Paix Sociale.
Marseille, le 6 septembre 2009. Paroisse Saint-Défendent

 | | Cathédrale de Marseille 18-8-09 |
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14/6/09 - « Prenez mon corps ». Les élections européennes sont faites. Elles ont déçu à cause de la grande abstention, difficile à comprendre, tant l’enjeu est grand, semble-t-il pour tout citoyen. Une chose est sûre : désirer être liés est une chose, s’en donner les moyens en est une autre.
Nous sommes tous d’accord pour faire l’unité plutôt que la guerre. Mais les intérêts des uns et des autres bloquent tout dynamisme unitaire. Cependant cet immense désir de faire les liens nous le gardons et il devient notre espérance. De toutes façons, l’histoire de l’humanité n’est qu’une histoire de liens à faire, à consolider, à garantir, non sans peine, ni opposition à dépasser.
Figurez-vous que ce même désir de liens, Jésus l’a consacré, l’a communiqué à ses amis de son temps et pour la suite des âges. En plus qu’un désir majeur, Jésus donne le moyen de rester unis à lui et entre nous. Il nous donne une Parole et un Geste qui font liens. Cet ensemble s’appelle : messe, eucharistie, communion, parce que la parole audacieuse est unique sur le geste du pain qu’il donne : Prenez , mangez, ceci est mon corps. C’est la parole la plus forte qu’un homme peut dire.
A chacun de dire maintenant : Prenez mon corps de mère, de père, d’amant, d’enfant, de jeune, prenez ma liberté, ma confiance, pour l’unité de la Planète. Alors tout sera possible : le désir du Christ s’accomplira, c’est la Fête-Dieu. Joseph Azzopardi .
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Aujourd’hui c’est le dimanche des élections européennes. Voter est un geste citoyen vers la bonne marche de notre « vieux continent ». La difficulté de savoir et de pouvoir exprimer par un bulletin passager quelle est la meilleure façon collective d’obtenir une politique égalitaire, juste, prioritaire des plus pauvres… est une difficulté à surmonter qui demande un engagement personnel de longue durée, une durée qui dépasse largement le temps de déposer un bulletin dans l’urne…
La vraie démocratie nous vient de loin et de haut. Les chrétiens ont la chance de fêter la Sainte Trinité.
C’est en réalité la démocratie (c’est plus que çà, en fait) vécue en Dieu, que nous surnommons Trinité, c’est-à-dire : « un seul Dieu en trois personnes ». Nous n’avons aucune preuve, mais des signes de cette « communion familiale » de Dieu. Ces signes sont des actions d’amour que le Christ personnalise. L’action de créer l’univers, d’engendrer un monde, c’est l’action du Père. Ensuite, l’action de naître parmi les hommes pour être révélateur, c’est le Christ, le Fils. Enfin, il y a la vie, ce souffle en chacun qui encourage, pousse à l’amour. C’est l’action du Saint Esprit. En « clair obscur » : Dieu en trois personnes, ce sont trois actions d’amour à la folie.
Bonne Fête aux mamans qui portent en elles ces trois actions divines. Joseph Azzopardi (7/6/09)
C’est Pentecôte, fête de l’Esprit de Dieu surnommé «Esprit Saint ». Il est le parent pauvre de notre foi chrétienne, parce qu’il est difficile d’en parler, pour se faire comprendre. Jésus lui-même, pour en révéler son action nécessaire dans la création, utilise les symboles du vent et du feu. L’Esprit Saint est la liberté de Dieu. En effet, comme Jésus, il n’est pas enfermé ni dans l’Eglise ni dans le Pain et le Vin consacrés. De même, l’Esprit est aussi libre que le vent dont on ne sait ni d’où il vient, ni où il va. Sa présence active se signale quand les hommes se rassemblent, unissent leurs forces pour créer des liens amoureux solides et universels, sans ségrégation raciste. Dans la mémoire collective de l’humanité, dès les premières pages de la Bible, les auteurs signalent sa présence qui fait « vibrer » l’océan et « naître la vie ». C’est aussi lui, l’Esprit, qui vient en Adam sous le signe du souffle de Dieu dans les narines de l’homme. Du coup, l’homme a une âme et par nature se distingue de l’animal. Pourquoi Pentecôtes Chrétiennes ? Pour que tous nous reprenions le souffle dans la construction d’un monde nouveau, paisible, juste et fraternelle. L’Esprit de Dieu plane sur le monde, il nous suffit de l’accueillir. Quand les hommes reprennent souffle, le souffle de Pentecôtes, le monde change de base. Joseph Azzopardi (31/5/09)

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Quand le Pape est allé en Afrique, tout le monde se souvient des réactions vives que ses interventions avaient soulevées. En Israël et en Palestine, territoires dangereux, avec les conflits dramatiques entre Juifs et Musulmans, au plan religieux et politique. : Pour un Pape pacifique, la situation est inconfortable, c’est le moins qu’on puisse dire. Ainsi Benoît XVI veut « visiter » le mémorial de la Shoah pour condamner ce massacre par des « sans Dieu » (il ne dit pas Allemands, on le lui reproche) et aussi Benoît porte sur sa poitrine la croix du Christ, dite « pectorale », croix des évêques. Des rabbins lui demandent de l’enlever. Il refuse et garde la croix. A-t-il eu raison ? En revanche, quand il visite la mosquée, on lui demande d’enlever ses chaussures, et il les enlève. A-t-il eu raison ? Ainsi, deux gestes religieux et rituels différents que le christianisme n’intègre pas. Comment contenter tout le monde ? Pour le Pape, c’était le pèlerinage de la réconciliation. On sait comment réconcilier est difficile et coûte cher : Jésus a payé de sa vie sur la croix. Néanmoins c’est l’Amour de Dieu qui nous commande. Alors ? Joseph Azzopardi (15/5/09)
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C’est aujourd’hui le 8 mai, jour anniversaire de la fin de la guerre des Alliés contre l’Allemagne. Faut-il crier victoire ? Oui, si nous pensons aux millions de victimes tombés aux feux, aux victimes d’Holocaustes, juifs et autres, aux victimes de la « captivité », etc. Et elles sont multiples. Victoire ! Parce que l’Europe se reconstruit non sans peine, mais les frontières deviennent « associatives ». L’approche des élections européennes serviront de mesure ou de barème sur les qualités de cette Europe en devenir. Victoire encore, si la Pape Benoît XVI peut aller en Jordanie et Israël, et qu’il puisse parler de Paix entre 2 raquettes en Palestine en feu. Lui, allemand et taxé récemment de favorable au négationniste William, évêque intégriste. Victoire ! Si l’on reconnaît que la pensée (et la politique, il est chef d’Etat du Vatican) est pour la réconciliation, et la paix. Malheureusement, il nous manque la grande victoire, celle de la primauté de l’homme sur l’argent, que de riches voleurs ont versé sur leurs chéquiers de banquiers malhonnêtes. La guerre a changé de « fronts », ils sont économiques. Cette guerre pudiquement surnommée « crise financière », pour cacher son vrai nom, fait de nombreuses victimes : appauvrissement qui se généralise, suicides, séquestrations… Comment dire « Non » à la guerre nouvelle, à « l’ennemi intérieur » plus violent que les bombes. Faudra-t-il une mobilisation générale ? Le 8 mai 1945 n’aura-t-il pas marqué en bien notre mémoire ? Pierre Dominici. (Marseille, le 8/5/09)
Le Saint Père est quotidiennement attaqué dans les médias, un journal du soir l’a caricaturé sous les traits d’un antisémite. Ceux qui ont confiance en lui peuvent signer le manifeste proposé par le Collectif « Benoît, j’ai confiance en toi ». Pour donner sa signature, on peut cliquer ici
On peut aussi se rendre sur le site du même collectif: "Touche pas à mon pape".
Ký tên cho bản tuyên ngôn : "ĐỨC BÊNÊĐICTÔ, CON TIN TƯỞNG VÀO NGÀI"
Chúng ta có thể ký tên ủng hộ Đức Thánh Cha và giới thiệu thêm 5 người bạn khác, bằng cách bấm vào chữ sau đây : cliquer ici, hay: "Touche pas à mon pape".
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L’ HOMME EST SACRE, LA STERILITE, UNE SOUFFRANCE.

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Pâques a jeté à la face de la planète, comme un grand et immense nouvelle : la destinée humaine est éternelle. La perspective de la résurrection n’est pas propriété privée du Christ. Elle est pour tout le monde, même pour les voyous. Seule la liberté fondamentale peut y faire obstacle, encore que ! Cependant, le propre de Pâques chrétiennes n’est pas de renvoyer la résurrection après la mort, mais comme une possibilité d’exister aujourd’hui et sur terre. C’est que la résurrection du Christ n’a rien à voir avec « un cadavre qui se réveille », ni comme une réincarnation pour réparer les défauts d’une vie antérieure ; elle est une manière d’exister aujourd’hui, comme au ciel comblé d’amour. C’est la seule et unique raison qui fonde la dignité exceptionnelle de tout homme. Notre politique nationale remet en cause ce qu’elle appelle l’éthique de la société. La dernière question débattue est : « va-t-on autoriser en France le gestation pour autrui, ou les mères porteuses ? C’est sûr que la stérilité de certains foyers privés de descendance est une souffrance abominable qu’il faut savoir partager. Mais est-ce la bonne réponse qu’une maternité de substitution ? Le ventre de la femme serait-il devenu, dit une philosophe, comme un « four à pain » ? Ne pas pouvoir avoir d’enfant, avec l’homme ou la femme qu’on aime est une torture, mais cela peut-il se guérir par tous les moyens ? Joseph Azzopardi (17/4/09)
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LES RACINES CACHEES D’UNE POLEMIQUE (De Mgr Georges Pontier, Archevêque de Marseille)
Marseille 25 mars 2009 - Voici quelques jours se déroulait une vive polémique au sujet d’une phrase du pape Benoît XVI lors d’une interview dans l’avion le conduisant à Yaoundé pour son voyage apostolique. Aussitôt, en France, deux positions se sont affrontées. La première, vive, s’est concentrée sur cette phrase sortie de son contexte et a accusé le Pape avec tous les noms possibles et imaginables. La seconde s’est employée à souligner un défaut de communication et à stigmatiser la mauvaise foi des médias. Ne peut-on pas aller au-delà et prendre acte que, derrière les propos du Pape et cette polémique, se sont manifestées des conceptions de l’homme totalement opposées, au sujet de la vie sexuelle et de la « morale familiale » ? D’un côté se revendique une liberté individuelle sans limite, justifiant le libertinage ou le « vagabondage » sexuel, n’imaginant aucune restriction si ce n’est celle de ne pas transmettre le virus du sida en usant du préservatif, moyen le plus sûr en ce domaine aujourd’hui à leurs yeux. De l’autre s’énonce une invitation à vivre une vie sexuelle responsable, maîtrisant les pulsions et promouvant un respect du partenaire qui conduit à ne s’engager dans une vie sexuelle qu’au sein d’un projet de vie ensemble, le mariage. D’où une opposition frontale dans les messages concernant le point particulier du sida : d’un côté, l’usage permanent du préservatif pour ne pas transmettre le virus; de l’autre, la fidélité au même partenaire ou l’abstinence sexuelle.
D’où une opposition frontale dans les messages concernant le point particulier du sida : d’un côté, l’usage permanent du préservatif pour ne pas transmettre le virus ; de l’autre, la fidélité au même partenaire ou l’abstinence sexuelle.Nous voyons mieux que les passions se sont exacerbées parce qu’en fait les enjeux sont autrement plus profonds que l’usage du préservatif. Le souci du continent africain a bon dos en l’espèce ! Le débat renvoie plutôt en Occident où, depuis plus de cinquante ans, des modèles de vie s’affrontent, autour de la famille tout particulièrement. Se banalisent ainsi les ruptures et les recommencements, en déniant le plus souvent les répercussions sur les enfants. Autour de la sexualité, des messages visuels, culturels, modèlent des comportements permissifs présentés comme des sources du bonheur, alors que la recherche de nouveaux partenaires offre le meilleur des démentis.
Alors, il n’est pas étonnant que la question « qu’est-ce qui est le plus humain ? » ne puisse que diviser. L’homme n’aurait-il pas d’autre issue que de se soumettre à ses instincts et à ses pulsions ? La sexualité serait-elle la seule dimension de sa vie qui n’ait nullement à être éclairée par la raison ? La sexualité serait-elle isolable de la personne humaine au point de pouvoir s’exercer sans projet aucun ? Qu’est-ce qui est le plus respectueux de celui qu’on appelle le partenaire d’un moment, d’une soirée : est-ce de l’utiliser un instant pour soi ou de prendre le temps de bâtir un projet qui n’en fait pas qu’un objet de plaisir ?
Oui, la racine cachée de la polémique est profonde : qu’est-ce que l’homme ? Qu’est-ce qui humanise ? Qu’est-ce qui est humain ? C’est de cela que, chrétiens, nous nous sentons responsables, avec bien d’autres d’ailleurs."
Georges PONTIER Archevêque de Marseille Le 25 mars 2009
Lire la suite sur le site diocésain.
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"Des Français furieux contre Benoît XVI" (Sondage dans le JDD).
22 mars 2009 - Voici un article du Frère Emmanuel Perrier (o.p.) paru le 20/3/09 dans « Liberté Politique », un autre son de cloche face à une « majorité » complaisante, sinon abusée : Ces derniers temps, j’ai croisé de nombreux catholiques atterrés par l’affaire Williamson, puis irrités par l’histoire de la fillette de Recife, enfin effondrés devant les propos du pape en Afrique sur le préservatif. Quand j’écris "enfin", c’est une clause de style. Il n’y a aucune raison pour que ça s’arrête. La provocation marche tellement bien qu’il serait inconséquent pour les médias de ne pas remettre 2 € dans le Juke-box la semaine prochaine. Outre les prescripteurs de l'opinion, qui vivent en circuit fermé, il y a trois moteurs de cet nième accès d’anticatholicisme. Les deux premiers mènent le bal : - un groupe restreint mais vociférant de fanatiques haineux d’un côté, - l’immense foule des français post-chrétiens en guerre avec leur passé de l’autre, qui ont besoin régulièrement qu’on leur ressorte une bonne excuse pour ne pas mettre les pieds à l’église. Le troisième moteur,ce sont les cathos-gogos, happés par la vague, se laissant aller à hurler avec la meute, à relayer l’indignation publique, à en causer et bavasser avec le voisin, la famille et tous ceux passant à portée de voix. Le catho-gogo, ce n’est pas l’autre, ce n’est pas un petit groupe, le catho-gogo c’est l’immense majorité d’entre nous, nous qui avons, de près ou de loin, de plus ou moins bon gré, comme acteur ou comme souffleur, participé au gigantesque happening médiatique dont nous étions les hôtes flattés. Et avant l’arrivée de la nouvelle vague, le moment est propice à un sérieux examen de conscience, du genre de ceux qui conduisent au confessionnal. Car deux types de péchés ont été massivement commis depuis un mois et demi parmi les chrétiens français : l’un contre la vérité sur les personnes, l’autre concernant le devoir d’être moins bête. (…) Enfin, le rappel fait par le pape en Afrique n’aurait pas paru arriéré si les catholiques avaient eux-mêmes un peu réfléchi aux questions de régulation des naissances, au lieu d’opposer un non possumus en 1968, suivi de quarante ans de silence embarrassé. Car toutes les études épidémiologiques en Afrique le montrent : mis à part dans certains milieux bien délimités (ceux-là même qui font du bruit en France), la meilleure arme contre la propagation du Sida est l’éducation à la vie morale. Sur tous ces points, il est grand temps que les catholiques de France arment leur intelligence et prennent le temps de la réflexion. À défaut, ils risquent de passer encore de très mauvais carêmes sous les feux des médias. Lire tout l’article, ici.
( On peut lire aussi l’article du 20/3/09 de Jean-Yves Naudet, professeur à l’université Paul-Cézanne d’Aix-Marseille III : BENOIT XVI SERAIT-IL AUTISTE ?, sur la "Feuille de Semaine")
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URGENT : BESOIN DES AUTRES

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6/3/2009 - La crise financière continue ses ravages. Les chiffres du chômage qui augmentent les « restrictions volontaires » semblent s’imposer. Les politiques s’agitent à juste titre et établissent des plans de relance. Réussissent-ils à nous sortir de là ? Pas si sûr ! Aussi, nous entendons ce mot que l’on disait « barbare » par ceux qui revendiquent la liberté, ce mot de « moraliser » le capitalisme. Personne n’ose dire ce que peut recouvrir ce mot de « moraliser » l’argent. Pourtant, le christianisme, qui a semé ses valeurs de partage, de solidarité, s’est bien efforcé de garantir par des lois, les services publics, d’établir des règles justes du partage des richesses de notre pays, que le travail contribue à faire progresser. Malgré cela, comment moraliser l’argent quand à la Tête de l’Etat l’on nous demande de gagner toujours plus, au lieu de toujours mieux ? En tout cas, il y a un vocabulaire de riches à proscrire : « Celui qui veut travailler trouve », « les chômeurs sont fainéants », « le RMI, c’est de l’assistanat »… Il est important pour qui accepte l’évangile de purifier son langage et de répondre à la crise par l’amour du soutien humanitaire, sinon fraternel, en mettant en avant notre conception de l’homme, créé à l’image de Dieu. Pierre DOMINICI.
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CAREME POSITIF, UNIVERSEL
Les chrétiens commencent le carême avec beaucoup d’attention, surtout dans le contexte de crise qui nous entoure. C’est vrai que le carême a moins de retentissement dans les média que le ramadan des musulmans, parce que le carême est moins spectaculaire que lui. Cela ne veut pas dire qu’il est moins vrai ou ni efficace. Moins spectaculaire parce que le carême de Jésus a commencé par un retrait silencieux au désert pour 40 jours, sans manger et isolé. Dans cette solitude volontaire, Jésus entre en combat singulier avec le démon, et les évangélistes qui ont raconté cet événement nous révèlent que les « armes » du combat sont les Ecritures et la Parole de Dieu. Ce sont ces mêmes armes qui nous restent encore contre les violences fratricides, les guerres, les famines, les injustices et les inégalités…c’est-à-dire tout ce qui aujourd’hui est encore l’œuvre du Mal qui nous ronge. En effet, c’est bien l’évangile d’amour qui nous fait crier : partage, solidarité. S’il y a violence dans l’évangile, ce n’est jamais contre autrui, mais contre tout ce qui résiste au Royaume des Ecritures, donc de la volonté de Dieu, ainsi, contre la fascination hallucinante de l’argent injustement capitalisé.
C’est bien le carême et les Ecritures Saintes qui peuvent, pour tous les humains, croyants ou pas, nous sortir du désarroi actuel. Oui, mais bien sûr, la foi n’est pas douce quiétude, un sommeil près du tabernacle, mais un combat contre tout ce qui nous éloigne de notre première qualité : familiers de Dieu. Joseph Azzopardi, 27/2/09.
NOUVEL AN VIETNAMIEN Force et Travail 26 janvier 2009

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Au Vietnam et dans quelques pays d’Asie qui ont des liens culturels avec la Chine, ce lundi 26 janvier 2009 est le 1er jour de l’an chinois et vietnamien. C’est pourquoi, de tout mon cœur, je présente mes meilleurs vœux à tous les Japonais, Coréens, Chinois et Vietnamiens qui réalisent des liens avec nous et à travers eux, tous leurs compatriotes qui habitent ou travaillent sur le sol français : Qu’ils soient bénis et heureux au cours de cette nouvelle année, et aussi après… Cette année, le symbole de la fécondité que le calendrier lunaire propose est le buffle. En Occident, nous n’avons pas de buffle, mais des bœufs. Ils sont de la même famille. Le buffle en Asie est le symbole de la fidélité, du travail et de la force qui remue la terre dure. Cette force animale rend encore aujourd’hui de réels services. Devant le dessin d’un buffle dans les rizières, dirigé par un jeune enfant que j’admirais comme peinture, le commentaire a été clair : « Nous n’avons pas assez d’engins mécaniques, alors le buffle est un compagnon, un secours et une richesse.». Alors, Bonne Année sous le signe du buffle, pour recevoir la force du travail et la richesse qu’elle engendre, et un réel pouvoir d’achat pour traverser la crise. Un buffle à chacun, pour que cette année nouvelle soit sainte, amoureuse et prospère. Joseph AZZOPARDI (22/1/09)
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A l’horloge du monde, tout va très mal : crise financière et récession à la clé, manque de logements et morts en pleine rue des SDF. A tout cela, la télé inonde des photos du conflit ensanglanté à Gaza, entre l’Etat Hébreux et le Hamas. Il y a de quoi perdre confiance et se poser quelques questions gravissimes : Est-ce que ce monde est sérieux ? Signe-t-il son arrêt de mort ? Etc. Les croyants n’échappent pas à ce désarroi. Pourtant, par révélation, ils savent cette vérité biblique : Dieu est tendresse et pitié, il est du côté des pauvres et des persécutés, bienheureux les artisans de paix. Faut-il prier pour qu’il inspire la patience et la conversion des égoïsmes ? Qui des deux belligérants doit faire les premiers pas vers la cessation des hostilités ?
Comment faire pour trouver de nos jours des volontaires pour devenir des « Jean Baptiste » modernes ? En effet, au temps de Jésus le Pacifique, Jean ne se satisfaisait pas de désigner le Messie comme « un agneau qui porte le péché du monde », il appelait en plus à la conversion. Dans notre vocation de témoins de Jésus, c’est à nous de sauver le monde, déjà en devenant pacifiques, c’est-à-dire « faiseurs de Paix », chacun où il vit, parce que la paix commence quelque part. Et n’oublions pas enfin que le territoire palestino-israëlien est dit, à cause de son hisoire, Terre Sainte. Pierre DOMINICI (17/1/09)
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4/1/2009 - Bonne Année ! Meilleurs vœux et surtout, bonne santé ! Le jour de l’an me plaît parce que ce jour-là nous permet de penser à des parents, des amis, des compagnons d’infortune que nous risquerions d’oublier. Mais c’est vrai que cette remise en mémoire sollicite un élan d’amitié et d’amour qui surpasse la politesse et les convenances habituelles. Il reste que des vœux aussi véridiques, sincères, aimables qu’ils soient, resteront des « vœux pieux » s’ils ne s’accompagnent pas de prières et de recours à Dieu qui, seul, pourra donner à nos vœux leur véritable portée.
Aussi nous présentons à Dieu nos vœux les plus saints que notre prière universelle a réunis dans le « Pater » : « que ton règne vienne ».
Même les vœux d’un Président de la République resteront « lettres mortes »s’ils ne s’accompagnent pas de décisions d’actions pouvant garantir « l’incarnation » du partage des richesses, national et solidaire. Dommage parce que leurs discours sont plutôt compassionnels que politiques. C’est pourquoi ! Dimanche est une fête de grande valeur, appelée « Epiphanie » (que nous surnommons « Rois Mages »). L’enfant de la Noël (nos enfants) est mobilisateur d’un rassemblement lumineux planétaire. Avec les bergers de la crèche, les Etrangers d’Orient sont invités au même titre : « Dieu est rassembleur » ! Dominjo 4/1/2009.
DE LA CRECHE AU CRUCIFIEMENT
28/12/08 - Noël nous a fait son cadeau céleste. D’une façon générale, on peut dire que le Noël des yeux a été sauvé par de nombreux gestes de solidarité et de réunions de famille. Par les médias, nous pouvons encore savoir que les enfants n’ont pas été oubliés, satisfaits de plusieurs cadeaux. Ne perdons pas le « Noël du Cœur » en l’enterrant dans ce que l’on appelle malheureusement et trop vite (par les médias surtout) le « Trêve des confiseurs ». Il nous faut encore expliquer le sens de Noël que nous vivons. Ainsi un enfant qui me questionne : - « C’est l’anniversaire de Jésus, on le voit à la crèche et c’est normal qu’on veuille, comme à mon anniversaire, lui faire des cadeaux, mais ces cadeaux me reviennent. Pourquoi pas les lui donner à lui ? La réponse est un droit : Le signe vivant de Jésus présent, c’est l’amour des uns et des autres, vécu à commencer par les plus faibles : les enfants ! Cadeaux aux enfants pour faire cadeaux. Vive Noël. - Par ailleurs, il faut se rappeler, comme si c’est pour aujourd’hui (car c’est aujourd’hui) Noël, naissance de Dieu en Jésus, c’est donner notre « chair » à Dieu sous le nom de Jésus. Il ne faudrait pas que cette chair humaine donnée à Dieu par chacun soit arrachée, torturée, assassinée, comme ce fut le cas pour Jésus crucifié. Si nous donnons notre humanité à la crèche, ce n’est pas pour la lui reprendre violemment au crucifiement. Gardons-lui l’esprit de famille qui nous sauve du drame.
Joseph Azzopardi.
N O E L 2 0 0 8 : S U S P E N S E ! Nous arrivons à Noël avec toute l’espérance qui l’accompagne, si nous ne laissons pas perturber par l’ambiance difficile de notre société, affaiblie par la crise financière. Noël est une grande fête religieuse qui célèbre la naissance de Jésus-Christ. C’est donc son anniversaire, celui d’un vivant aujourd’hui qui, comme lors de son pèlerinage terrestre cherche et trouve ce que les humains perdent un peu trop vite : un amour universel et égalitaire. Sa venue d’il y a plus de 2 mille ans est sa venue d’aujourd’hui avec la « suspense » de son temps : comment va-t-il être accueilli ? Entendu ? Reçu ? Cet accueil : ce n’est pas demain, c’est tout de suite. L’espérance qui l’accompagne, ce n’est pas à la « Française des Jeux » qu’elle habite, mais dans l’accueil des petits, nos enfants, à la table de la famille, qui « profite » du congé pour se réunir et fêter. L’accueil du Christ, c’est rester simples, sobres, joyeux des valeurs morales. Finalement, l’accueil du Christ par la noël 2008, c’est encore et toujours un Noël du Cœur qui réserve une implication personnelle à cette joyeuse nouvelle : « Christ est au milieu de nous », tellement incognito que nous risquons de le croire absent. Voici donc qu’un événement - aussi ordinaire qu’une naissance lointaine dans notre histoire humaine, - continue d’être, pour chacun, un repère d’Amour possible. Joyeux Noël.
NOËL TOUT DE MÊME : SAUVONS NOËL
La crise, la violence des jeunes inquiets (et ce n’est pas peu dire) de leur avenir, et une jeunesse sans avenir, c’est une jeunesse massacrée. On a coutume de dire : « Il faut que jeunesse passe », c’est malheureux, parce que la vérité c’est qu’il faut que « jeunesse se fasse ». A nous, adultes, de les aider, mais nos mains sont vides. Dans ce contexte difficile, Noël, avec ses festivités, et surtout avec son mystère du Fils de Dieu, risque d’en faire les frais. Pourtant, Noël est la fête de l’espérance, comme un enfant qui promet de grandir et de se fortifier en amour. L’espérance est le cadeau le plus précieux que Dieu nous fait. Alors, si l’espérance ne change pas, puisqu’elle vient de Dieu, c’est chacun de nous qui doit s’adapter au jour le jour de nos quotidiens. Sauvons Noël, puisqu’il est en risque. Mettons-nous bien d’accord : si le « Noël des Yeux » est en baisse à cause d’un pouvoir d’achat affaibli, le « Noël du Cœur » doit s’épanouir encore plus et ne pas faire les frais des financiers malhonnêtes. Le Noël du Cœur est largement sauvé si l’Amour règne dans nos relations, et le conseil qu’a prêché Jean le Baptiste, cousin de Jésus, est une invitation à partager, à fuir l’exploitation des autres . Puisque c’est la seule manière de sauver Noël, alors, Sauvons Noël ensemble. Pierre ANJO (21/12/08)

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« FAIT DIVERS : ICI, ON MEURT ! » Ce matin du 28 /11/ 08, un 6e SDF est mort dans la rue, non pas en Sibérie glaciale, mais à Paris, la ville dite de Lumière. Cela renvoie un autre vagabond, auteur des « lettres persanes », aux promesses électorales d’un certain Lionel Jospin, en 2002, ou tout récemment à celles d’un Nicolas Sarkozy, en décembre 2006 : « D’ici deux ans, plus personne de sera obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid »…Or nous sommes exactement, dans 4 jours, en décembre 2008: les deux années se sont bien écoulées. Voir ici la vidéo. HONTE
Marseille, le 28/11/2008 - J’ai honte ! Et comme je voudrais que nous soyons foule à rougir. Des S.D.F. meurent de froid dans la rue ou dans les bois. J’ai particulièrement honte, quand on incrimine si vite le froid exceptionnel comme la cause du décès, quand volontairement on a laissé ces braves gens qui ont le malheur de n’avoir pas de maison, vivre au long de vie, dans des conditions inhumaines et en dehors de toutes les règles de santé publique. Imputer la mort au froid, c’est accuser la goutte d’eau qui fait déverser le vase déjà plein d’injustices et de violations des droits humains élémentaires.
J’ai honte de tous les politiques qui ne trouvent pas les remèdes à cette situation dramatique. C’est çà croire qu’ils ne cherchent pas la remède, mais s’ingénient à trouver les raisons d’éviter le pourcentage légal de logements sociaux. J’ai honte parce que là, au nom de la loi, ils violent les droits humains élémentaires.
J’ai honte au suprême degré, quand au nom de la foi, de l’Amour, de l’équité, certains politiques mettent à l’avant un droit d’intervention humanitaire, pour enfermer contre leur gré ces gens sans maison, parce qu’il faut secourir toute personne en danger. J’ai honte et mal au cœur quand un gouvernement pense cette loi, dite humanitaire, quand lui-même est à l’origine de violation de droits : travail, logement, et de façon massive. Quelle légitimité lui reste-t-il ?
J’ai honte parce que l’on tourne le dos à l’Abbé Pierre et à l’Evangile, quand par devant on lui chante l’Hymne de Gloire.
J’ai honte ! Alors associons-nous, soutenons le Secours Catholique et les autres. Allons voir nos députés pour les accuser de tartuffes… s’ils ne régissent pas mieux.
Joseph Azzopardi
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Les signaux de détresse de pauvreté se multiplient, le « Rouge Vif » clignote gravement. Les pauvres sont bien là, impossible de se cacher le visage. La faim fait sortir le loup des bois, la faim des hommes les oblige d’oublier leur pudeur pour mendier, pour aller s’inscrire aux Restos du Cœur, et ailleurs. Nous sommes presque prêts à économiser sur nos loisirs et même, c’est terrible, on se prépare à économiser « Noël » sur le dos des petits. Mais maintenant, il faut économiser sur la nourriture et, pire aussi, sur la santé. La cherté des loyers, même, fait craindre la « rue » (attention aux intempéries). Aussi le succès médiatique du nouveau président américain Obama, même en France, exprime bien le désir et l’espoir d’un « Messie », sauveur, capable d’un changement radical, attendu avec anxiété. Non, il n’est pas le Messie, ni ici, ni là-bas, mais il nous réveille, nous remet en route. Nous arriverons, peut-être, à comprendre que quelque chose de possible peut encore arriver. Quel est ce sauveur pour recentrer la question sociale ? Peut-être que nous avons besoin de Dieu ? De ses commandements ?
Joseph Azzopardi (14/11/08)
Notes :
Journées nationales de la Collecte du Secours Catholique
Samedi 15 et dimanche 16 /11/2008 : Dans toutes les églises en France, pendant ces 2 jours, les quêtes sont reversées entièrement au Secours Catholique, une association reconnue d’utilité publique. Celles et ceux qui souhaitent donner plus et plus tard, pourraient prendre une enveloppe, dans les paroisses de leur quartier. « J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire… » (Mt 25, 35)
Pauvreté: logements rares et "chers" dans Marseille-Sud, 2007-2008. (Photos de l'Association le Cap-St-Jacques) :
« DIEU PORTATIF »
Dédicace de la basilique du Latran (Jn 2,13-22)

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Réjouissons-nous avec toute l’humanité. Les Etats-Unis ont élu un Président de couleur, surtout que les « Noirs » - dans leur histoire - comportent en Amérique une page horrible d’un peuple africain écrasé par l’esclavage. C’est déjà beaucoup une élection, mais il faudrait une politique égalitaire et juste qui la suive. Espérons ! Il ne faut pas oublier, comme une leçon à retenir, que le résultat électoral en Amérique est, surtout, le fruit d’une histoire de la non-violence, sur le chemin réveillé d’un « Rêve » d’il y a quarante ans de Luther King, tué assassiné à cause de son rêve humain et égalitaire. (Ecoutez son discours du 28/8/1963). Jésus avait ce choix en son temps, à Jérusalem. Et il a un jour chassé, en colère, les vendeurs qui profanaient le Temple. Pour lui, comme le faisaient les prophètes, c’était un geste « prophétique » qui annonçait la nouvelle maison, de son Père-Dieu Il ne veut pas confondre « violence » et « énergies » de Dieu. Dieu n’a pas besoin de maisons et encore moins d’un temple « grandiose » comme celui qui était à Jérusalem, que Jésus visitait. Désormais la maison ou domicile de Dieu, c’est le cœur de chacun. Aussi, comme il y a le téléphone portatif et portable ou l’ordinateur pour communiquer, avec Jésus, nous recevons un « Dieu portatif », Dieu avec nous. Dieu portatif, parce que « là où il y a l’amour, là est Dieu ». Plus d’hésitation : Nous portons Dieu et communiquons avec lui chaque fois que nous faisons un « acte d’amour ». Léon Long (7/11/08)
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OÙ VA LA MORT ? OÙ VA LA VIE ?

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Les conséquences de la crise financière ne sont pas des « bricoles ». Les responsables banquiers ont fait preuve d’avidité grave ; ils sont des criminels que le pouvoir judiciaire devrait dénoncer et condamner. Mais ils se cachent et pas grand-chose n’est fait pour l’instant, pour au moins les chercher. Bien sûr ! Que l’argent est une des plus belles inventions de l’humanité qui permet l’échange et la croissance économique. C’est avec l’argent que des peuples se développent. L’évangile ne méprise pas l’argent. Jésus paie ses impôts, il est soutenu financièrement, et même, dans son équipe communautaire des apôtres, il y a un trésorier qui s’est appelé Judas. Mais attention. L’évangile nous met en garde quand on fait de l’argent un dieu que Jésus appelle « Manon ». Avec l’argent il est bon de se faire des amis solidaires. Et encore c’est avec cet amour du prochain qu’on aide que chacun se fait un « trésor » dans le ciel, que les voleurs ne peuvent s’accaparer : Oui, il y a un ciel, il y a un jugement de Dieu dans l’au-delà de la vie terrestre. La fête de la Toussaint du premier novembre nous avertit que l’humanité avec son « vivre ensemble » a une destinée, préparée sur notre quotidien et confirmée après notre mort. Alors ! Pourquoi accumuler de l’argent quand rien ne nous manque, puisque « nus » nous sommes nés, « nus » nous mourrons.
Que la Toussaint nous donne le vrai sens de la vie… et de la mort. Jean Lebrun (Marseille, le 30/10/08)
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Il fallait bien que ça arrive : Sœur Emmanuelle nous a quittés pour goûter maintenant un repos bien mérité, après une vie mouvementée, mais surtout amoureusement donnée aux pauvres. Dans son dernier message, elle confirme l’urgence de l’amour que Christ a signé de sa mort sur la croix. Elle a considéré sa vie comme un chemin d’amour, comme Christ a suivi son propre chemin de croix. Elle nous communique sa foi au « seul » Dieu de Jésus Christ, le père des hommes, à commencer par les « petits pauvres ». Souhaitons maintenant que son message non seulement soit entendu, mais écouté et suivi de faits de solidarité. La mort de Sœur Emmanuelle tombe en plein marasme financier, où par peur et encore par égoïsme, les riches « voient » sans voir, « entendent » sans oreilles la nécessaire circulation de l’Amour au cœur de la circulation de l’argent d’une banque à l’autre, jusqu’au plus petit citoyen. Les chrétiens ne doivent pas avoir peur de « crier » contre les injustices, parce que l’évangile confirme l’association (comme un mariage) des deux commandements majeurs : l’Amour de Dieu passe (circule) par les Autres. Les chrétiens doivent lutter contre tout ce qui peut bloquer cette circulation, et c’est grave, quand il y a blocage, l’amour de Dieu ne circule plus ni dans un sens ni dans l’autre . Malheur ! Joseph Azzopardi (26/10/08)
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PAS DE BEAU TEMPS POUR LES PAUVRES.

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C’est une honte de devoir encore, en France, organiser une Journée Nationale Contre la Misère que l’abbé Pierre avait instituée. C’est une honte parce qu’elle est nécessaire pour signifier au moins un jour, une solidarité de soutien et de solidarité : car en ce 21e siècle moderne et riche, plein de technologies nouvelles, il ne fait pas beau temps pour être pauvre et miséreux. La crise financière en plus n’est pas de bon augure pour un petit, tout petit espoir de s’en sortir sans trop de frais. Nous constatons que l’Europe des riches ne se solidarise pas et la récession est à notre porte. Il y a de multiples raisons et causes de cette catastrophe, mais peut-être, l’unique motif est qu’il n’y a plus personne pour proclamer les dix commandements de Dieu que la Bible situe comme fondement aux relations égalitaires des hommes entre eux. Il n’y a personne qui puisse éclairer ce qui est bien et ce qui est mal dans les manipulations de l’argent. Alors, nous avons tous besoin de nous aider, à commencer avec les plus pauvres. Si la Journée Nationale Contre la Misère pouvait nous rappeler pour les exécuter les dix commandements de Dieu que nous avons oubliés ! Alors, nous aurions pris la bonne route. L’obéissance à Dieu empêcherait tout pouvoir personnel, y compris celui de « César », entendez l’Etat ou l’Argent ? Dominique Long (19/10/2008)
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OSER CRIER LA DIGNITE HUMAINE Matthieu 21,33-43

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La « crise financière » bat son plein et porte un grand tort à tous nos projets d’avenir. Il faut trouver les responsables et dénoncer la nocivité du système qu’on ose appeler « libéralisme ». Mais liberté de qui ? Ces riches qui se cachent, ont nié toute règle à leur comportement financier : l’argent, même en dormant, produit de l’argent, et non plus des richesses à partager, non plus du travail qui, lui, doit pouvoir produire du bien être à tout le monde. L’absence des règles, de limites sociales et le refus de « socialiser » les revenus financiers sont des motifs de les considérer comme des « meurtriers ». Mais où sont les responsables ? Les politiques nous promettent de les démasquer et de les sanctionner ; mais en attendant, les victimes, c’est nous, le bon peuple qui voit à cause d’eux se désocialiser : la sécurité sociale, l’économie, le travail…la dignité humaine. Avons-nous, chrétiens, déjà assez entendu le Pape Benoît XVI qui, lors de son dernier voyage en France, dénonce ce libéralisme qui fait que les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent toujours plus. Ces vols d’économie, de pouvoir d’achat, des fruits du travail… par quelques uns font de ces voleurs des meurtriers selon Jésus Christ dans sa parabole des vignerons qui osent même tuer le « fils ». Ils volent la vie d’un innocent… Nous connaissons çà. Ce qui nous reste, sauvons-le : la possibilité de crier notre dignité sociale.
Pierre Dominici, 5 octobre 2008.
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LES POSSEDANTS ONT PEUR (Matthieu 21, 28-32 – 26e dimanche 28/9/08)

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La crise financière que nous font traverser les banques richissimes nous font peur : il y tellement de pauvretés de la faute des banquiers frauduleux (peu nombreux, mais bien véreux) que nous risquons d’en connaître d’autres, et plus dramatiques. Les bons « chantres » du libéralisme n’ont pas écouté - la « voix » du partage contre les gains individuels et rapaces, - ni celle de l’entraide pour choisir la route de l’égalité des chances. Oui, c’est le moment de « moraliser » le capitalisme (entendez ceux qui en ont beaucoup). Nos politiques s’en font les gorges pleines, mais quelle morale sera la bonne ? Surtout que cela risque de venir un peu tard, nous survivons « à crédit ». La solution à la crise ne s’invente pas sur l’instant, le mal est fait et en profondeur. La défaite du dieu « argent » (anti-dieu du Christ qu’il appelle Manon) ne pourra être assurée que dans des O.N.G. C’est bien par la force des syndicats que dans les dernières décennies un niveau de vie s’est « imposé ». C’est le moment de crier « l’union fait la force ». Moraliser le capitalisme, c’est moraliser soi-même, d’abord par le truchement de l’Amour et surtout, là, pas de caprices, comme nous le demande l’évangile : Oui ! Oui ! Non ! Non ! Quand l’histoire que nous raconte Jésus veut nous faire comprendre que «la vigne, c’est le peuple, il nous faut servir le peuple. Au travail !
Joseph Azzopardi
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LES « PAUVRES » RICHES BANQUIERS ! (Mathieu 20,1-16)

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Oui ! Les pauvres ! Même si je ne les plains pas du tout. Mais la crise financière que traverse la Planète à partir des Etats-Unis, fait honte à ces « riches » qui ont abusé de leur pouvoir financiers pour écraser ces êtres humains fort nombreux qui ont été contraints à « faire crédit » pour se loger, pour se nourrir et survivre. La « corruption » de ces Messieurs de la Haute Finance leur retombe dessus, mais par malheur, ils emportent dans leur faillite tant de « vrais pauvres », victimes innocentes du profit exagéré. Nous en sommes là. Et nous vivons dans la peur de perdre nos « quatre sous » gagnés pour avoir vendu nos forces de travail, à la journée. Qu’y peut faire cette parabole de l’évangile, lu dans nos églises ce jour, et intitulé « ouvriers de la dernière heure » ? Jésus dénonce la crise des lois, des systèmes de rémunération du travail à la journée. La rémunération par contrat et selon une sorte de logique dite « juste », est à abolir, si les besoins des hommes ne sont pas satisfaits. Le dernier ouvrier n’a travaillé qu’une heure, mais parce que personne ne lui a donné du travail. C’est pourquoi, Jésus prend pour modèle Dieu le Père qui laisse aller sa bonté solidaire, et s’il perturbe le système économique qui a sa propre logique, c’est bien parce que, devant lui, l’esclave est l’égal de l’homme libre. Cela fait du bien parfois de se savoir encouragés par Dieu, sur la route d’un meilleur vivre, plus juste et égalitaire. Joseph AZZOPARDI (20/9/09)
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DU « BIG BANG » A LOURDES.

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Deux événements importants ont marqué cette semaine qui se termine. Ces événements concernent l’humanité et sa planète. 1/ Le premier événement est l’inauguration à Genève d’une immense machine de 27 Km de circonférence : un accélérateur de particules. Qui fait se « collisionner » des ions et protons. Cette démarche scientifique veut, avec cette collision de particules, recréer les conditions de la toute première origine de la planète, qu’on nomme le « Big Bang ». L’expérience qui fait peur avant son lancement, rassure après. Il fallait faire un vide qui aurait aspiré les matières prochaines, et jusqu’à toute la planète. Mais la dose minuscule a circonscrit les dégâts. Vivent nos chercheurs, surtout qu’à l’inverse de la fameuse « Tour de Babel » où tout s’est mal terminé, où les hommes se sont divisés et ne comprenaient plus leur langage. Les chercheurs de Genève se sont félicités de leur entente internationale. 2/ Le deuxième événement majeur que les médias répercutent bien et que nous connaissons, c’est l’arrivée et la présence du Pape à Paris, puis à Lourdes. Son passage marquera la société française. Il est bon que les croyants prient pour lui. Il reste que ses discours (qui ne sont pas des homélies) sont difficiles à écouter et à comprendre par nous, pauvres citoyens catholiques. Il faut croire au Saint Esprit, puisqu’il paraît que c’est lui qi l’a fait élire Pape. Attendons la suite à Lourdes où le « bon peuple » chantera sa foi à Notre-Dame des Pauvres et des Malades. Joseph AZZOPARDI (13-9-08)
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RENDEZ-VOUS DES SERVITEURS DE LA FAIM Matthieu 14,13-21
18e dimanche, 3/8/08 - Il y a des statistiques et des sondages qui laissent perplexes et qui peuvent paraître suspects et douteux. Qui peut contrôler les chiffres du chômage massif, l’évolution des prix, les sondages dits « d’opinion », etc. ? Mais il y a une réalité qui ne trompe pas, c’est le sondage le plus sûr : les Français et les touristes économisent sur leurs consommations, sur leurs vacances, sur leurs loisirs, et sur le restaurant… Ce constat affole les commerçants, puisque même les soldes – réduction de prix – sont en diminution évidente. Oui, le pouvoir d’achat est sûrement en baisse, et le moral suit la courbe en descente. Les associations caritatives ne peuvent suivre le rythme de la dégringolade. Les politiques le savent bien : on ne peut indéfiniment « se serrer la ceinture ». Dans certains pays, cette situation réveille la violence et l’émeute. Il faut s’en sortir. Comment ? Je ne sais pas. Mais Jésus qui a connu cette situation d’une foule affamée, comme un jour en plein désert, propose le partage du pain et des richesses. Celui qui a partage avec celui qui n’en a pas, et le miracle de la multiplication des pains se réalise, non sans avoir demandé à ses apôtres de se mettre en situation de serviteurs de la faim, parce que dans le fond, le partage est l’échange de l’Amour. Joseph AZZOPARDI.
27/97/2007 - Par deux fois, un père a « oublié » son enfant qui meut dans la voiture, en pleine chaleur d’été. Faut-il que les soucis quotidiens soient lourds à ce point dramatique ? Qui a paralysé la mémoire du cœur et de l’instinct paternel ? Nous vivons une drôle d’époque, mais faut-il pour cela nous laisser abattre ? La nationalité française a été refusée en justice à une Musulmane marocaine qui portait le voile intégral, la « burqa », au nom de sa foi et par pudeur féminine. Après le voile de jeunes lycéennes sur la tête, après le cas de non-virginité au mariage, le multiculturalisme pose de graves problèmes d’intégration. Il reste que la raison religieuse avancée pour légitimer ce costume est la pudeur. Pourquoi alors ne pas y réfléchir pour de bon ? Chez nous, parler de pudeur évoque aussitôt moralisme étroit et rétrograde. Pourtant, face à l’exhibitionnisme ambiant sur les plages, la télé, le ciné, les rues… il y a vraiment motif à s’alarmer : la pudeur se perd gravement. Les corps se dénudent, les gestes amoureux s’étalent en public, au nom de la libération sexuelle des années 70.
Je pense que la pudeur est comme un enclos protecteur de l’intimité ; on ne se dénude pas ni ne se dévoile devant n’importe qui. Sortons de cette sociéte où il faut se montrer nu pour exister. La pudeur reste la garntie d’une capacité à garder des secrets. C’est une nécessité psychologique, aussi pour l’enfant quand il se découvre garçon ou fille, et qu’il ne veut pas que l’on regarde son corps quand il se construit.
La pudeur protège ce que nous avons de plus précieux : notre intimité propre. Pierre DOMINICI Réponse à ce billet : contact|arobase|saintdefendent.org Crédit photo : M. COOREY, AFP.
DES VACANCES POUR REFLECHIR ?

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Nous avons tous été, à juste titre, admiratifs du courage et de la foi d’Ingrid Betancourt, lors de son incarcération en Colombie, otage des FARC. Son premier élan libérateur est de s’adresser à Dieu. Bel exemple ! Que nos prières ne cessent pas, parce qu’il y a encore beaucoup d’humains prisonniers de grandes souffrances. Je veux penser aujourd’hui aux couples qui souffrent de ne pas avoir d’enfants. Pourtant, ils font tout pour pouvoir faire naître de leur amour un enfant de bonheur. Comment lutter contre la stérilité d’un couple ? C’est une maladie, il doit y avoir une médecine.
Avec tout le respect que je dois aux couples stériles qui cherchent une issue de bonheur, je voudrais leur demander si c’est une bonne solution et un remède de chercher une mère porteuse, ce que l’on appelle aujourd’hui la gestation pour autrui (GPA), bientôt légalisée en France. C’est une proposition de notre Sénat. Est-ce la bonne voie contre la stérilité du couple ? Les uns disent « l’exploitation du corps des femmes », « on ne peut dissocier le ventre d’une femme, de l’ensemble de sa personne ». Les autres affirment au contraire que la GPA représente une forme de don suprême, pour d’autres. Les Evêques français craignent une pente savonneuse, parce que la femme enceinte n’est ni un nid, ni une couveuse. Comment prêter ou louer son propre corps ? Toutes les souffrances de la vie ne peuvent pas trouver le remède. Raison de chercher, de prier tous ensemble : croire au miracle. Joseph Azzopardi (13/7/08)
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5/7/2008 - Ce n’est pas une erreur de calendrier, mais le cri du cœur d’un inconnu à l’annonce de la libération d’Ingrid Bétancourt. C’est un moment de Paix, de Libération, de Joie vécu sur toute la Planète. Moment de Paix collective comme le jour de Noël.
Dès son arrivée, pleine d’émotion et de larmes, devant les caméras du monde entier, elle s’agenouille et prie Dieu en premier et félicite comme Christ tous les hommes de bonne volonté qui l’ont prise en charge, qui ont cru aussi aux forces de l’Amour et à l’action collective. Surtout que son témoignage d’une lucidité extraordinaire va jusqu’à « publier » à la face du monde la capacité qu’elle a eue, en plein drame, de pardonner ses bourreaux. En elle, cela a commencé bien sûr par la violence contre ses meurtriers de son Amour ; mais elle en appelle à la miséricorde divine qui transformera leur cœur et libérera son cœur de cette violence intérieure, inutile et inefficace. Elle démontre que le pardon, qui a son prix à payer, est toujours possible, même quand, comme ce fut le cas pour elle, le traitement qu’on lui inflige n’est même pas valable pour un animal, et même encore pour une plante : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » (Matthieu 11, 25-30) « Mon âme exalte le Seigneur... car il s’est penché sur l’humilité de sa servante ».
Paix, Joie, Prière, Pardon… C’est Noël en juillet. Merci Ingrid et restez comme vous êtes.
Paroisse Saint-Défendent
EST-CE BIEN RAISONNABLE ?
La « culture » française par rapport à la laïcité dans ses rapports avec la nouvelle religion qui se développe en France, qu’en pensent les hommes de la rue ?
Les Musulmans veulent leur mosquée, les filles et les femmes musulmanes gardent leur voie sur la tête, au lycée et ailleurs. Maintenant ce sont les piscines réservées exclusivement aux femmes, les maris interdisent à leurs femmes de se faire soigner par des médecins masculins. Tout récemment, l’actualité judiciaire s’alarme sur le problème de la « virginité » d’une femme qui se marie. La « laïcité à la mode française » en perd le Nord, est-ce bien raisonnable ? N’oublions pas que la virginité a été le ressort essentiel de Fourniret, le monstre : sa femme lui avait caché sa non-virginité. Un hymen absent, et c’est le drame ! En public : « Elle n’avait pas dit la vérité » Pensons-nous à la virginité de Marie, Notre Dame ? Des religieuses et des prêtres ? A l’interdiction de rapports sexuels avant et en dehors du mariage ?
Ce conflit entre « Lois – Laïcité – Religion »n’est pas d’aujourd’hui. Comment nous en sortir ? La grande question est bien de déterminer calmement pour tous, religieux ou pas, qu’est-ce qui est raisonnable au regard de la Liberté et du comportement social qui en découle et au regard de la culture et de la civilisation du pays qui abrite. En Algérie, ce sont les chrétiens minoritaires qui sont poursuivis. Cherchons d’abord la Paix et le respect exclusif de la personne humaine quelle que soit sa foi. Joseph Azzopardi (22.6.08)
QUELLE PITIÉ ? (Dimanche de la Fête des Pères, 15/6/08)

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« Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger » (Mt 9,36). « Avoir pitié », c’est une expression que nous n’aimons plus, nous ne voulons pas de la pitié, mais de la justice, de l’égalité des droits. C’est une excellente chose si, comme c’est le cas souvent, la pitié remplace la politique, c’est-à-dire une manière avec la pitié de s’exonérer de rendre la justice. « J’ai pitié des pauvres » et au revoir! Pourtant nous avons besoin de la pitié si elle est le « déclancheur » d’une mise en route pour une répartition de richesses qui respecte la dignité humaine à sa « juste » valeur. C’est que notre société a plus besoin d’amour que de pitié. Il est vrai que nos relations sont de plus en plus abîmées par de nouvelles formes de souffrances sociales : exclusions, usines fermées, travailleurs sans emploi et sans logement… Aujourd’hui le souci compassionnel n’est pas suffisant face aux insécurités et fractures sociales. Pourtant la compassion peut être un départ pour sortir de l’indifférence et de l’hypocrite neutralité : « On ne peut pas accueillir toutes les misères du monde :». Jésus s’est présenté comme compassionnel, face à la foule de gens malheureux qui le suivaient. Lui, très préoccupé de « ciel », il pense à la « terre », sa compassion le pousse à « organiser » ses militants qui vont prendre à charge la Mission, pour nourrir les masses. A la vraie compassion ou pitié, suit obligatoirement l’action qui refait la justice. Joseph AZZOPARDI.
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Plus de 40 pays souffrent gravement de la malnutrition et de la faim. En France, plus de trois millions de nos concitoyens se « serrent la ceinture », les Banques Alimentaires se vident dangereusement. C’est le grand scandale de notre société.
A Rome, ces jours derniers, s’est tenu le sommet mondial de la FAO, organisme international chargé de combattre la faim (Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture). Les récentes émeutes violentes de la faim rappellent et imposent l’urgence de régler le problème, surtout quand le monde agricole doit faire un choix compliqué entre la culture des céréales pour nourrir et la culture destinée aux carburants, pour suppléer le pétrole, et il n’y a pas assez de terres fertiles pour satisfaire tout le monde. Alors, les affamés, qui n’ont pas assez d’argent pour acheter du blé ou du riz, s’expriment avec violence. Ont-ils tort ? Bonne ou mauvaise violence ? Quelle question ? Il vaut mieux croire que dans cette violence il y a un « message ». Il s’agit d’humains à sauver de la famine. A ce moment-là ce n’est plus de la violence, mais de l’énergie pour que l’enseignement atteigne son but. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise violence, mais une énergie à utiliser, pour le salut des hommes. La Bible est rempli de ces cris de pauvres que Dieu finit par entendre. Et nous ? Soutenez le C.C.F.D. (Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement), sans oublier notre « Petit Poucet », l’Association « le Cap-Saint-Jacques ».
Joseph Azzopardi (8/6/08).
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Mardi dernier (27 mai 2008), c’était la « fête des voisins ». C’est une bonne initiative qui n’est pas encore popularisée et reste le fait de quelques endroits où la chose est possible. Cependant, réjouissons-nous, même si ce n’est qu’un germe, puisque c’est appelé à se développer.
On peut choisir ses amis, on ne choisit pas ses voisins. Ils sont là, à côté, avant ou après nous : même couloir, même ascenseur, mêmes magasins. On se croise, ou parfois cela va jusqu’au « bonjour », « comment allez-vous ?» … Toujours est-il que le « voisin » est quelqu’un avec qui il va falloir composer. Faut-il maintenir une certaine distance ou faut-il, au contraire, entretenir de bonnes relations ? La réponse est à chercher au cas par cas. Pourtant, il y a bien des cas d’urgence où il faut dépasser les pudeurs, avec des personnes âgées par exemple. Quel choc, parfois quand on apprend par surprise le décès d’un voisin.
La relation de voisinage est la relation la plus éprouvante. Pourtant, développer un peu d’amour dans le voisinage immédiat et quotidien est un appel évangélique, et la « fête des voisins » est une première réponse. Pourquoi ne pas l’essayer ?
C’est ainsi que – sous l’éclairage de l’évangile (Matthieu 7,21-27) - ce dimanche 1er juin demande de « bâtir sa maison » (entendons : la famille, les voisins, le quartier, la paroisse, etc.) sur du solide : l’amour qui réunit à temps et à contre temps. Pierre CAMPANA (1/6/2008)
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Heureuse initiative que célébrer toutes les mamans. Je ne pense pas au côté commercial de la fête, parce qu’un petit dessin ou un brin de fleur suffit pour entrer dans le Mystère de la maternité. Parce que la maternité est en fait un mystère, c’est-à-dire une réalité humaine qui révèle le secret de la vie qui se communique et se transmet. Tout le monde peut savoir comment se transmet la vie humaine. Un bon gynécologue fait bien l’affaire. Mais qui peut dire pourquoi la mise au monde en apparence ne produit pas qu’un certain poids de chair, mais transmet la vie humaine, capable d’aimer et d’être aimée, qui « produit » l’amour à perpète. Ce schéma de la mise au monde est voulu par le créateur qui nous confie son pouvoir. Il faut apprécier ce schéma à sa juste et grande valeur. En effet, quand au terme des 9 mois, la maman « libère » son ventre, c’est pour libérer une vie humaine : un enfant appelé lui-même à la liberté. Le lien charnel, quand il est humain, confirme un processus de beauté qui force à l’admiration. Bonne Fête aux Mamans qui se donnent tant de mal pour que la vie humaine soit digne de cette liberté amoureuse qui en est la genèse. Alors pourquoi les guerres, les crimes, les famines imposées qui tuent la vie si généreusement et amoureusement acquise ? Joseph AZZOPARDI (25/5/08)
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Cher Père du ciel, De tous les bons cadeaux que tu m'as donnés, Le plus grand et le plus beau, c'est ma maman. Ma chère maman m'a mis au monde, M'a nourri de son lait. Elle m'a veillé nuit et jour, Elle m'a caressé, m'a cajolé, Elle a renoncé à son sommeil quand j'étais malade. Elle a lutté et souffert pour ma santé, Elle m'a donné tout son amour. Cher Père du ciel, Bénis ma maman mille fois...
Auteur : un enfant indien
C’est la fête de la Sainte Trinité. De près ou de loin, chacun fait ou a entendu parler du signe de la croix : « Père, Fils, Esprit Saint. » Cela est devenu un « dogme » parce que la « réalité identitaire » de Dieu nous est inconnue et que nous n’avons que la perception humaine et fragile de leurs « actions ». Cependant, avec les Ecritures Saintes nous savons sûrement une chose essentielle qui nous suffit : tous les trois ont entre eux et avec nous un amour sans retenue. C’est ce modèle-là : un amour sans retenue qui commanderait notre « vivre ensemble ». Alors pourquoi, à l’inverse, faire preuve de retenue quand il s’agit des pauvres qui par millions fouillent les poubelles, afin de manger le minimum pour vivre ? Aimer sans retenue c’est réparer avec autorité les injustices, parce que la Planète a les ressources suffisantes pour nourrir les six milliards d’humains. Pourquoi faire preuve de retenue, pour que les jeux olympiques se déroulent de manière exemplaire, mais sans le risque de déranger le pouvoir chinois qui écrase l’homme ? Pourquoi faire preuve de retenue pour ne pas gêner le pouvoir tunisien ou libyen qui réprime les « révoltés de la faim » ? Pourquoi faire preuve de retenue pour ne pas perturber le pouvoir de l’Argent des financiers ? Etc. Heureusement que la « Trinité » ne retient pas sa Parole. Pas de retenue de la parole amoureuse de Dieu, mais elle nous est envoyée sous les traits d’un crucifié. Pourquoi enfin nos églises feraient-elle de retenue pour transformer et redresser le monde ? Pierre Dominici (15/5/08)
DE MON ASIETTE A LA POUBELLE.

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Pentecôte 11/5/98 - Chacun sait qu’en plus de la catastrophe en Birmanie, les révoltes de la faim inquiètent la planète.
Chaque année, la faim tue neuf millions d’humains. La situation alimentaire mondiale est une catastrophe et la famine couvre de larges populations. En effet, trois milliards d’humains disposent de moins de deux euros par jour. Ces chiffres sont officiels et nous font honte. La hausse des prix alimentaires condamne à la misère les gens mal lotis. (A l’heure actuelle, des enfants vietnamiens aidés par notre association, le Cap-Saint-Jacques, touchent à peine un euro par jour, pour leur nourriture quotidienne).
A cette situation ! Comment consentir à se payer le luxe de jeter tant de nourriture à la poubelle, pendant que d’autres hommes ont la faim au ventre. D’où vient donc cette face sombre, obscure, ténébreuse de notre monde de 2008 ? Pourtant les scientifiques nous affirment qu’une énergie cosmique anime la terre. Ils cherchent toujours plus profond à connaître cette énergie cosmique. Le christianisme révèle que cette énergie est un « souffle » qui donne l’existence. La Bible, dès ses premières lignes, explique que Dieu « souffle » dans les narines de l’homme sa propre respiration. Jésus Christ donne à ce souffle cosmique le nom de « Esprit Saint ». Cet Esprit Saint cosmique continue sa tâche de « renouveler sans cesse la face de la terre. »
C’est « Pentecôtes », pour accueillir cette énergie cosmique qu’il nous donne et la canaliser pour transformer le monde. A chacun de maîtriser le « voyage » de mon assiette à la poubelle. Viens Esprit Saint !
Joseph Azzopardi.
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DE PLUS EN PLUS PAUVRES, ET ALORS ?

 | | Marseille 2007 |
Ascension, 1/5/08 - Le diagnostic de notre Président de la République sur la situation sociale de la France est lucide. Il « voit » bien comment de plus en plus de pauvres - y compris ceux venant des classes dites « moyennes » - vivent douloureusement, et les solidarités familiales ne peuvent plus jouer. Même les grandes associations de secours perdent leur maigre budget. C’est qu’il ne suffit plus de voir ou d’avoir de la compassion, l’essentiel est d’agir, y compris politiquement. A chacun d’encourager le moindre possible de partage.
Avant de nous quitter, avant de s’élever au ciel, Jésus nous laisse en guise de testament un vaste commandement « d’aimer Dieu par le prochain. » Le problème majeur pour tout le monde, qu’on soit Président ou simple citoyen, est que cet Amour issu de Dieu même ne peut se réaliser que par le chemin de notre liberté. Il dépend de chacun d’accueillir ou de refuser l’Esprit politique et fraternel et citoyen de partage juste des richesses du Pays.
Qui pourra convaincre les riches de proposer des règles de justice ? Il y a beaucoup de monde dans la rue pour exiger un chemin d’égalité.
L’Ascension de Jésus de Nazareth est le « signal » donné aux hommes de prendre en main la construction d’un monde plus humain suivant sa recette évangélique : « Faire de l’Amour une Loi. »
Pierre CAMPANA (25-4-2008)
 JESUS, LE BERGER ET LA PORTE DES BREBIS. |
11/4/2008 - Ça bouge ! Ça crie ! Les rues, les boulevards, les grands espaces se gonflent démesurément de gens inquiets ou en colère, parfois avec violence. Que ce soit en France ou ailleurs, dans le monde. Toutes ces manifestations qui mobilisent tant de monde sont d’inégales valeurs, mais la plupart quand même expriment un cri de souffrance, un cri d’un manque de liberté (Ingrid Betancourt), d’argent pour un meilleur pouvoir d’achat. Maintenant c’est le cri pour obtenir du pain, du riz, bases d’alimentation des pauvres. Dans ces manifestation que l’on baptise parfois de « rassemblements » s’y passent divers sentiments et valeurs de solidarité, de libération, de civilisation contre l’argent, les croyants n’ont pas le droit de « bouder» ces foules , encore moins de les condamner en bloc, sans discernement. Parce que le vent de l’Esprit Saint souffle pour faire d’un rassemblement une réunion , parce que Jésus nous dit que lui-même donne de la « voix » pour réunir comme un berger donne sa voix pour regrouper son troupeau,contrairement à des mercenaires dont l’intérêt est d’écraser les autres. Il est vrai qu’à chaque « manif », la question de son issue est toujours posée : comment cela va-t-il finir ? Il nous faut d’urgence une porte de sortie de crise. Jésus ne va pas par quatre chemins : la porte, c’est lui, c’est-à-dire l’Amour de la Justice et de l’Egalité. Christ ! Tu es notre berger, la porte des brebis, alors montre-toi en pleine lumière. Lève-toi et viens nous sauver ! Joseph Azzopardi.
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 | | Martin Luther King |
BESOIN DE REVER ! 4 avril 2008: 40e anniversaire de l'assassinat de M. Luther King
Rêver n’est pas rêverie, parce que rêver, c’est se donner un projet d’existence possible, même si, aujourd’hui le rêve prend la couleur d’utopie.
C’est vrai que rêver en public peut devenir dangereux quand des injustices graves sont dénoncées comme obstacle majeur à la réalisation du rêve. C’est ce qui s’est produit pour Jésus de Nazareth. Il rêvait en public un monde sans exploitation de l’homme par l’homme, sans esclaves, sans racisme ni ethnique, ni religieux !
Rêver a provoqué aussi l’assassinat par une « seule » balle en plein front de Martin Luther King, dont ce 4 avril est le quarantième anniversaire. King rêvait une société américaine sans ségrégation des noirs, ni racisme. Il a incarné dans son pays, dans une manifestation imposante de Noirs de tout sexe et âge, il a incarné l’Esprit Saint c’est-à-dire l’Esprit rassembleur de Dieu et égalitaire comme le sont tous les hommes du fait seul de leur création.
Et heureusement que malgré le risque de mort qu’il prévoyait, Martin King a permis que dans l’histoire du monde, les noirs sont reconnus, aimés, respectés à égalité de droit.
Dans leur enseignement du 3e dimanche de Pâques (6/4/08), les croyants, en se rappelant les disciples d’Emmaüs, vont découvrir la force de l’Amour qui ne dispense personne d’en souffrir. La phrase clé du jour est : « Ne fallait-il pas qu’il souffrît ». Qu’en pensez-vous ?
Joseph Azzopardi (4/8/2008)

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Marseille, le 29/3/08 - Nous connaissons l’épisode surprenant de l’évangile, quand on nous raconte le doute de Thomas devant le « crucifié-ressuscité » en qui il finit par croire.
Nous avons tous des doutes sur l’avenir de notre planète et il nous faut une sacrée dose d’espérance pour « croire » que depuis la première fête de Pâques, notre humanité est sauvée. Je sais qu’au moins je suis sauve de désespoir et avec d’autres j’ose dire que je fais le « parti-pris » de l’espérance.
En effet, je suis écrasé par cette immense souffrance d’hommes et de femmes qui en arrivent à se suider au travail. On dénonce aujourd’hui un super marché où la direction installe des caméras pour surveiller les personnels « jusque dans les toilettes » (sic). Face à la paupérisation croissante et au fossé grandissant des inégalités sociales, y compris dans les entreprises qui marchent, il est difficile de s’organiser contre ses injustices qui tuent.
Ce qui me rassure, et j’invite tout le monde à y penser, est qu’à Pâques, nous fêtons la résurrection de Jésus-Christ qui par là prévoit la résurrection possible pour tous les humains, parce qu’il ne s’est pas incarné seulement dans la nature humaine, mais dans toutes les conditions de vie, donc nos souffrances. Mais n’attendons pas la mort pour nous libérer de nos souffances avec le parti-pris de l’espérance qui ne saute pas aux yeux.
Joseph Azzopardi. |
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LA MORT N’A JAMAIS TUE PERSONNE
Pâques approche, et même nous y sommes puisque la semaine prochaine est appelée par l’Eglise : la Grande Semaine ou « Semaine Sainte ». Ces derniers jours avant Pâques sont une invitation pressante à recevoir dans la foi confiante le témoignage inédit des Apôtres devenus « témoins oculaires » de Jésus, mort crucifié et ressuscité. Nous n’avons aucune preuve de la vérité de cet « acte » qui met l’homme sur la route d’une vie entièrement nouvelle et inespérée. Comment faire pour accorder du crédit quand une affirmation, surtout de ce genre, ne peut pas se prouver ? La question est bonne, normale, mais la réponse est simple : Il n’y a pas de preuve. Mais faites-en l’expérience. Vivez avec la conviction que c’est vrai que l’homme ne termine pas sa vie dans un trou au cimetière, même avec de belles fleurs.
Il y a tant de vérités qui ne se prouvent pas et que nous acceptons comme telles. Essayez cette image : Prenez une belle savonnette, respirez-la bien : comme elle sent bon ! Mais est-elle une bonne savonnette pour votre corps ? Vous n’en saurez rien tant que vous ne l’aurez pas …expérimentée. Croyez-vous que la France serait un des pays les plus touchés par le suicide (environ 11 mille de décès chaque année, à cause des stress multiples) si nous avions l’espérance de cette vie nouvelle ou renouvelée qu’assure Pâques ? Bonnes Pâques !
Joseph Azzopardi (15/3/08)
ANNONCE D'EMBAUCHE Elections Municipales des 9 et 16/3/2008 Nous recherchons les « Moïse » modernes.
Le capitalisme avec son argent malsain fait les ravages que l’on connaît et qui même tue des personnes renvoyées à la rue. Ces situations mortifères alertent aussi les Politiques. Alors ! Il faudrait pour « moraliser » la situation que Juifs et Chrétiens se mettent en quête de nombreux « Moïse ». En effet, investi par Dieu pour une « bonne morale » (les dix commandements), notre Moïse ancien entre dans une colère folle et casse tout, quand il voit son peuple exploité par un « veau d’or » ; c’était fait avec les bijoux volés aux Egyptiens lors de leur évasion.
« Rien de nouveau sous le soleil » (Exode 12,35-37 ; 32,19-21).
Jean Campana (2/3/08)
 La tentation |
Dans le continent asiatique, c’est le nouvel an. Alors, Bonne et Sainte Année à tous et en particulier à ceux et celles qui « se servent » de notre site internaute. IL est vrai que dans notre culture occidentale, nous avons du mal à recevoir comme symbole de fécondité : le Rat, comme c’est le cas en Asie. Pourtant nous appelons avec beaucoup de sympathie nos jeunes danseuses : les petits rats de l’Opéra. C’est ainsi aussi que ceux qui nous apparaissent assez avares, nous les « baptisons » péjorativement des rats. Donc le rat dénonce l’avarice si contraire à l’homme obligatoirement social, relationnel « sur la terre comme au ciel ». Au fond, qu’est-ce que l’homme avec un grand H, dont tout le monde affirme en avoir le « sens » au cœur de chacun ? Pour répondre à cette angoissante question dont nous n’avons aucun témoin du premier homme, la Bible nous propose Adam, accompagné d’Eve, figures symboliques de l’homme de tous les temps : un seul couple pour faire comprendre que l’humanité est d’un seul tenant solidaire. Un autre homme réussi et modèle sera Jésus Christ. La grande leçon pour savoir qui est l’homme, créature de Dieu, est de résister à la grande tentation de ne pas faire confiance en Dieu. Car il veut que l’homme devienne comme lui. Quelle valeur à l’homme ? Il vaut plus, tous et chacun, plus que tout l’or du monde, car il est fils de Dieu. En tirer toutes les conséquences, c’est le sens du carême. Joseph AZZOPARDI (9/2/08)
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OUVRONS GRANDES NOS OREILLES ! Fête du Baptême du Seigneur (13/1/08) Journée de prière pour les réfugiés d’Iraq.
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Notre société française mêlée à l’Europe et à la planète traverse une grave crise et pas seulement économique. C’est une crise en profondeur, à ce point que certains « baptisent » cette crise de « désastre » ou de « barbarie », c’est-à-dire une époque où les convenances et les relations ont perdu leurs humanités, leurs élégances. C’est au milieu de ce brouhaha que l’on entend parler d’un besoin spécifique d’une « politique de civilisation ». Dans la grande histoire de l’Occident, la civilisation est apparue après un recul de la « barbare » comme nous l’avons appris sur les bancs de l’école. Nos grands dirigeants ont-ils vraiment le souci d’une civilisation moderne ? L’homme civilisé a le sens des convenances, d’une culture de la solidarité où la violence et la guerre sont déracinées. Cette dynamique civilisatrice plaît à Dieu et convient bien à son souci de « rassembler les enfants dispersés ». Est-ce bien le motif avancé par nos dirigeants d’aujourd’hui ? Après une réflexion mûre et approfondie, comment peut-on traduire ce mot « travailler plus pour gagner plus » ? Jésus, en se faisant baptiser par Jean Baptiste, confirme que le seul chemin est de se convertir à l’Amour Universel. Si c’est cela, Dieu peut alors faire sur nous et chacun ce qu’il fait sur Jésus : sa déclaration de paternité. Alors, ouvrez grand votre cœur … à la civilisation ! Joseph Azzopardi

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Noël s’est-il bien passé ? Probablement oui ! Parce que assez de monde y croit et font le maximum pour que surtout les enfants et les « pauvres » y trouvent joie, bonheur et accueil, en souvenir conscient ou pas de la naissance de l’Enfant-Dieu. Cet enfant naquît dans les collines comme les « petits » de ce temps-là, à l’encontre des enfants riches, dans des maisons plus confortables. Alors, tout va bien ! Ouf ! Noël s’est passé ! Maintenant préoccupons-nous du jour de l’an, avant de penser au gâteau des rois. Tout est bien organisé. Merci, chrétiens ! Mais ! Mais ! Est-ce bien exact tout çà ? Les enfants sont contents bien sûr et félicitations aux parents et alliés ! Y a-t-il la condition essentielle de la réussite ? La paix des familles ! A l’heure où l’on se préoccupe des familles dites « recomposées » ou de « divorcés », la sécurité et le bonheur est toujours dans la fidélité de l’Amour que l’on doit aux enfants. Je suis curieux et étonné d’entendre l’Eglise des Chrétiens nous recommander la « Sainte Famille » comme exemplaire. Pourtant, le père n’est pas le père, il est le gardien Joseph. La mère est mère fille, parce que le père est inconnu pour l’entourage sociétal, et l’enfant Jésus nous révélera son Père plus tard, alors que selon nos habitudes, c’est la mère , donc Marie, qui désigne le Père. Enfin, où est l’exemple, sinon dans la fidélité de chacun à l’Amour, seul trésor unifiant. Qu’on se le dise ! Joseph Azzopardi
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J O Y E U X N O E L ! 24/12/07
C’est percutant sûrement si je vous disais que la fête de Noël (selon le mode chrétien bien sûr, et non selon la société de consommation) c’est le commencement de la fin de l’histoire. En effet, quand Jésus raconte la fin de l’histoire sous la manière d’une petite histoire qu’il intitule « jugement dernier », la fin de l’histoire se résume en quelques verbes : donner (à manger, à boire) et son corrollaire "se donner", vêtir (ceux qui n'ont plus de sécurité: ni toit, ni couverture), visiter (les malades, les besogneux), accueillir (l’Etranger) et enfin libérer (les prisonniers), le tout enveloppé d’amour sublime. Voilà, en cinq verbes très actifs, le progrès de la fraternité trouve sa direction et son énergie. Alors Noël, sous le symbole d’une naissance du maître de la création, résume ces actions et s’y retrouvent en germe qui commande notre collaboration. « Joyeux Noël ! » s’inscrit dans notre histoire, parce que Jésus est bien « celui qui est, qui était et qui vient ».
Joseph Azzopardi
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Quel brouhaha autour de la fête de Noël qui approche à grand pas. Les bruits de la publicité sur des jouets, des friandises et des menus…, tous ensemble pervertissent le besoin de silence, de méditation et même le besoin de se rendre visite pour se réconcilier, s’excuser, pour rendre formidablement amoureux toute réunion de famille , réveillon ou fête… Ce brouhaha médiatique ne laisse que peu de place et même pas du tout de place, pour révéler le vrai sens de Noël qui, par la naissance du Christ à la crèche (qui n’est plus bien sûr le « petit Jésus ») donne aux hommes que nous sommes une nouvelle identité. Grâce à la première Noël, Dieu vient nous visiter et nous propose qu’une seule vérité de la Fête : « Je vous donne, dit Dieu, un pouvoir nouveau : celui de devenir enfant de Dieu, mon enfant. » Pour l’humanité, les enfants n’ont pas le pouvoir de devenir « nos » enfants : ce sont papa et maman qui décident d’engendrer la vie de leur « petit ». Voilà la « Révolution » de Noël. A nous de recevoir de Dieu en toute liberté de la foi, la « vie d’amour » qui vient de lui. L’Evangile nous invite à préparer vivement cette nouvelle naissance qui « restaure » la santé humaine, physique (quand les aveugles voient) et spirituelle (quand l’homme sait partager avec les pauvres). Pierre DOMINICI (Marseille, le 15/12/07)
OÙ VA-T- ON ? Christ-Roi, 25/11/07 Bientôt, c’est Noël et tout ce qui entoure cette belle fête, dont nous aurons l’occasion d’en reparler. Mais c’est aussi bientôt la fin de l’année 2007. Il n’y a pas lieu ici d’en faire un bilan, mais il serait bon de se poser ensemble la grande question communautaire : Sommes-nous en ce dernier mois de l’année, plus heureux qu’au premier ? Comment chacun, âgés, adultes, enfants … se sent et se veut en progrès sur la route de la vie et du bonheur ?
Il est vrai que cette année encore se révèlent des « progrès » qui nous effraient, surtout celui de la pauvreté, modestement cachée sous un vocabulaire facile du « pouvoir d’achat ». C’est curieux ! En mettant en avant de la scène l’aspiration générale à l’équité, ce qui apparaît surtout c’est la « croissance des inégalités » sous des termes guerriers comme « bouclier fiscal ».
Non ! En cette actualité de fin d’année, je ne veux pas être pessimiste, parce que beaucoup luttent contre cette pauvreté (même s’il y a dans le monde plus pauvres que nous) par un souci de justice et d’égalité (différent d’équité), parce qu’égalité suppose amour, respect des situations, alors que « équité » veut s’appuyer sur une froide justice d’apparence.
A commencer, chacun dans sa propre vie et sa propre famille, comment souhaiter ce vœu de Jésus Christ envers son Père ; « Que ton règne vienne ! » Çà y est, Christ est Roi de loin encore ? Ou a-t-il reculé en 2007 ? Joseph AZZOPARDI Votre opinion?
Novembre…2007 LA MORT, AVENIR OU FIN DE TOUT ?
AGRANDIR | REDUIRE
Le mois de novembre nous invite à considérer l’avenir de tout humain, basé sur une parole : « Le troisième jour, il est ressuscité d’entre les morts ». Ce « il », c’est Jésus, l’homme de Nazareth, désigné du coup pour être le « premier né » de la création en Dieu. Cette profession de foi, cette nouvelle inédite rassemble ou divise. Les uns estiment que la fin de l’homme est sa fin « finale», avec sa mort ; les autres pensent que la mort est simplement un « passage » et le commencement d’une vie humaine autrement vécue. Chaque mort amène, certes, un sentiment de dureté, de tristesse, de séparation et d’injustice, surtout quand il s’agit de la vie d’un jeune ou d’un bébé. Mais malgré cette tristesse et ce deuil, l’Eglise, à la suite de Jésus, nous dit de ne pas regarder le passé du défunt et constater ce que nous perdons de lui. L’important, c’est de considérer son futur, son avenir : tous nos défunts sont « enfants de Dieu » qui se rassemblent autour du Père, car l’amour est plus fort que la mort. Celle-ci ne détruit jamais les liens amoureux tissés sur terre. Elle ne nous tient pas séparés et ne brise pas les liens d’amour. Le cimetière peut être un lieu de rendez-vous avec nos défunts: c’est respectable. Mais le vrai lieu de la communion, c’est la prière de chacun. La prière est le lieu de Dieu où se rassemblent les humains, le lieu de l’A-Venir de nos amis et parents. Mieux qu’un long discours, le petit mot de Saint Cyprien, évêque de Carthage et martyr (200-258) nous permettrait d’avoir une attitude juste, devant la mort : « Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra » (Jn 11, 25). Nous ne devons pas pleurer nos frères que l'appel du Seigneur a retirés de ce monde, puisque nous savons qu'ils ne sont pas perdus mais partis avant nous : ils nous ont quittés comme des voyageurs, des navigateurs, pour nous précéder.
Nous devons donc les envier au lieu de les pleurer, et ne pas nous vêtir ici-bas de sombres vêtements alors qu'ils ont revêtu là-haut des robes blanches. Ne donnons pas aux païens l'occasion de nous reprocher avec raison de nous lamenter sur ceux que nous déclarons vivants auprès de Dieu, comme s'ils étaient anéantis et perdus. Nous trahissons notre espérance et notre foi si ce que nous disons paraît feinte et mensonge. Il ne sert à rien d'affirmer son courage en parole et d'en détruire la vérité par les faits. Lorsque nous mourons, nous passons par la mort à l'immortalité ; et la vie éternelle ne peut être donnée que si nous sortons de ce monde. Ce n'est pas là un point final mais un passage. Au terme de notre voyage dans le temps, c'est notre passage dans l'éternité. Qui ne se hâterait vers un plus grand bien ? Qui ne désirerait être changé et transformé à l'image du Christ ?
Notre patrie, c'est le ciel... Là un grand nombre d'êtres chers nous attend, une immense foule de parents, de frères et de fils nous désire ; assurés désormais de leur salut, ils pensent au nôtre... Hâtons-nous d'arriver à eux, souhaitons ardemment d'être vite auprès d'eux et d'être vite auprès du Christ. »
Marseille, le 1er novembre 2007 Joseph AZZOPARDI Votre opinion...
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LA SOLIDARITE EN DANGER ! (30e dimanche C, 28/10/07- Luc 18,9-14)
Tout le monde apprécie et veut consolider ce fondement premier de l’humanité : la solidarité. La Bible, dès les premières pages, dénonce l’homme seul ; c’est même écrit par Dieu lui-même : « Il ne fallait pas que l’homme soit seul ». Il lui faut une famille, une société, un peuple, une nation, un rassemblement d’Etats. L’homme qui se respecte est un « être « social ». Nous en sommes tous convaincus et même, par nécessité, nous avons besoin de solidarité, c’est-à-dire un besoin nécessaire d’être « à plusieurs », avec un projet de soutien, d’entre aide et même, en dehors des « coups durs ». C’est pourquoi, en ce temps dit de « réformes », il nous faut défendre la solidarité humaine, parce qu’elle est en danger de mort quand, par exemple, on ne partage plus le travail, parce qu’il y a trop de « producteurs » qui coûtent chers. Alors on met des hommes et des femmes à la rue, sans se soucier de leurs besoins élémentaires, du manger, boire, se vêtir, se loger…… qu’au moins faute de remède instantané, nous ne nous fâchions pas de trop quand ils « occupent » la rue, pour témoigner leur résistance à la solitude. Justement Jésus raconte une histoire qui met en scène un Pharisien juste, riche et généreux, mais trop orgueilleux pour aimer, il préfère garder sa place. Jésus ne le choisit pas pour ami. En revanche un autre personnage, on le nomme « publicain » en toute simplicité, se reconnaît pécheur, fragile, égoïste. Là Jésus le préfère à l’autre parce que sa simplicité (humilité) le rend capable de partager, de prier, de donner sans « séparation » de société. Qu’il soit un exemple ! Pierre DOMINICI (Marseille, le 26/10/07)
QUI PEUT JUGER ? (29e dimancheLuc 18,1-8)
L’actualité de ces trois derniers jours nous inquiète, à souhaiter qu’elle ne nous déprime pas. Il y a un proverbe chinois qui dit que « le poisson pourrit par la tête ». La tête de la République nous annonce son divorce avec son épouse. Nul n’est à l’abri de foyer qui craque. Mais le divorce est un mal, surtout quand on peut en mesurer les conséquences et dans les enfants, et dans les familles, et ici dans le pays. Nul ne peut en juger l’opportunité, nous ne pouvons que le déplorer, et encore de ne pas s’en servir d’exemple. D’ailleurs, c’est à cause de toutes ces graves conséquences que l’Eglise à la suite du créateur, demeure très sévère sur la loi de la fidélité, de l’amour qui fonde la famille. Si l’erreur humaine est possible, le remède doit être à la hauteur des enjeux moraux. Alors ! Prudence et ne pas se laisser entraîner par l’ambiance si permissive de la société contemporaine. L’actualité a révélé la « colère » et les désaccords des cheminots et des agents de l’EDF concernant la réforme des Régimes Spéciaux. Dans un sens et dans un autre, l’objet envisagé est la justice dans les rapports sociaux. Mais justice sur quelles bases ou critères ? Qui sera le bon juge ? Jésus Christ nous raconte l’histoire d’un juge inique qui refuse Dieu et les hommes. Jésus le condamne, ou du moins son mauvais comportement. Mais, il est vrai, qu’en conclusion, Jésus Christ pose une grave question à laquelle chacun doit répondre : - « Y aura-t-il encore la foi, l’amour dans ce monde bousculé ? », autrement dit, « la foi a-t-elle son mot à dire aux populations concernées ? » Le dimanche 21 octobre, l’Eglise catholique célèbre la Journée Missionnaire Mondiale. Les chrétiens sont invités à prier pour les missions. A la question du Christ, nous pouvons en ajouter une autre : - « Où se trouvent vraiment les « terres de mission » ? quand les premiers seront les derniers… » Pierre DOMINICI (Marseille, le 20/10/07)
L’EXCLUSION, UN PROBLEME. LES EXCLUS, UN DRAME. (Evangile du dimanche 14.10.07 - Luc 17, 11-19)

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Il y a des mots tristement célèbres sous différentes formes, comme « exclusion » et « exclus ». Ces mots hantent nos esprits et nos comportements sociaux. Pourtant tout le monde, ou presque, en connaît les causes, aussi bien politiques qu’économiques ou familiaux, et avec les causes, nous connaissons les conséquences dramatiques sur les personnes et leurs liens. Chacun sait encore que l’exclusion n’est pas une fatalité mais qu’elle peut tomber sur le « rable » de n’importe qui, sans annonces préventives, malgré que les causes soient analysées, les responsabilités dénoncées… Néanmoins les exclus sont encore maltraités, battus, « dégagés » quand ils dérangent la vue et les odeurs…ils font honte.
Je ne suis pas naïf, au point de croire qu’un coup de baguette magique (entendez une loi, une allocation…) serait suffisant, mais sûrement plus de 20 siècles après, Jésus Christ peut encore se présenter comme un « chemin » valable vers la réintégration de tous les humains appauvris.
L’évangile nous raconte le récit d’un rassemblement de lépreux isolés et condamnés à l’exclusion à cause de cette maladie (qui n’est pas la lèpre comme aujourd’hui) de peau contagieuse autant que notre exclusion sociale moderne. Ce récit commence par les cris de souffrance et leurs appels au secours des exclus. Dieu ne fait jamais le sourd. Il se continue par la proposition humaine de s’organiser et de prendre le chemin pour s’en sortir : aller voir le prêtre (c’est le politico-religieux de ce temps-là), et çà réussit.
Alors, retenons le « cursus » : voir, entendre, s’organiser pour s’en sortir, trouver le chemin d’humanité qui fait surgir un peu de bonheur (il doit exister forcément). A chacun de trouver le vocabulaire moderne pour répéter les mots du Christ : « relève-toi ».
Mais avons-nous encore assez de solidarité ? Joseph AZZOPARDI (13/10/07)
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NE L’OUBLIEZ SURTOUT PAS (Evangile selon St Luc 17,5-10)
Dans une société comme la nôtre, où tout s’achète et tout se vend, où tout part en fumée (pollution), un grand risque nous guette tous, et il serait vraiment dommage que les chrétiens n’en soient pas la « mémoire vivante ». Je veux parler de la mentalité du « service ». Se rendre service, s’épauler est une qualité sociale qui surpasse toutes les autres.
Ce thème social du service, nous le voyons en danger, quand nous pensons aux services publics, genre la Poste, les Transports…et la merveilleuse Sécurité Sociale. Nous savons combien ces services collectifs sont indispensables sur les routes de la justice et de l’égalité sociales.
Au nom de la « solidarité » voulue et instituée par le Créateur, ces services sont souvent la survie des pauvres et des petits.
Les chrétiens vont entendre l’évangile de ce dimanche 7 octobre où il est question du service rendu en permanence à la manière de Dieu, c’est-à-dire un service gratuit, sans restriction d’amour et de générosité. Les services rendus par Dieu et par nous seront des compétitions d’amour entre Dieu et nous.
Soyons clairs ! Notre service des autres n’est jamais fini, nous ne pourrons jamais nous dire : « J’en ai assez fait ». Le service est aussi inépuisable que le besoin de solidarité. Ne l’oubliez surtout pas. Joseph AZZOPARDI (5/10/07) Donnez votre opinion... Ndlr : En ce mois d’octobre, dans un climat de tension et peut être bientôt de confits sociaux, il serait peut être utile de se demander : quand je parle de la défense du service public, je pense à qui, à quoi, je milite pour qui et pour quoi ?
---o--- La Birmanie connaît une dramatique « révolution » que l’on surnomme « de safran », à cause des vêtements des moines bouddhistes qui se sont placés en tête des manifestants. Il nous est impossible de « critiquer » un tel mouvement que nous respectons par souci du respect des cultures et des « systèmes » politiques au regard des options démocratiques, humaines, justes et solidaires. Je constate pourtant que les moines bouddhistes se mettent aux côtés des pauvres, et avec eux, réclament ou revendiquent les droits de liberté, de travailler pour gagner sa vie et manger chacun à sa faim. Je constate que leur religion ne les freine pas (au contraire), parce que le but final de toute vie est ce qu’ils nomment « Nirvana », que nous désignons « Béatitudes ». Leur marche spirituelle et religieuse ne les évade pas des soucis quotidiens de toute humanité et de la lutte pour la justice. Jésus n’a-t-il pas annoncé le jugement final et décisif (Matthieu 25) par la satisfaction des besoins alimentaires : manger, boire, se vêtir ? C’est vrai, avec les liens sociaux : se visiter et accueillir, car l’homme ne vit pas seulement de pain. La vérité, finalement qui motive nos moines bouddhistes est que eux-mêmes qui vivent de la mendicité, se trouvent pauvres avec les pauvres qu’il faut sauver. Si nous-mêmes, bons chrétiens, vivions de mendicité, nous comprendrions tout autant la nécessité d’un meilleur partage de richesse, en France et ailleurs.
Joseph AZZOPARDI, 27/9/2007
VIVE LE MONDIAL DU RUGBY
Impossible d’y échapper et ce n’est pas du tout une mauvaise chose, je veux parler évidemment du « Mondial du Rugby ». C’est une manifestation internationale qui donne le goût de se rassembler pour faire la fête et non la guerre ; pourvu que les perturbateurs « professionnels » ne se laissent pas entraîner à une violence stupide. Jésus a aimé les « foules », le texte (évangile de ce dimanche, Luc14, 25-33) parle même de « foule » qui le suivait pour l’entendre prêcher. Il se laisse bousculer, il donne à manger. Il aime tout le monde, même si à un moment donné, la foule (la même ?) lui criera toute sorte d’insanités et railleries ; foule qui le crucifiera malheureusement. Il reste que Jésus veut que cette foule d’anonymes s’organise pour suivre ses enseignements. Là, cela devient plus exigeant. Se rassembler pour voir et applaudir les sportifs, c’est merveilleux ! Mais sans jalousie, on peut souhaiter que l’on pense à se rassembler pour réfléchir (l’évangile écrit « s’asseoir ») et chercher à « célébrer » du mieux possible l’Amour, la Paix, la Justice. Alors il faut que la « foule » devienne partout où c’est possible une « famille ». Pour cette réussite, il faut « donner du sien ». L’Evangile écrit : porter sa croix. Alors, meilleurs vœux à la « foule » des sportifs, et que du stade, ils nous fassent nous aimer.
Joseph AZZOPARDI (8-9/9/2007) Donnez votre opinion.
DEUX PRECAUTIONS, MIEUX QU’UNE
On ne peut que constater, impuissants, devant le feu qui consume tout ce qui se présente à lui, sans rien oublier, sans aucun sentiment. Ce feu mortel qui, en Grèce, détruit les vestiges d’un héritage culturel antique : l’Olympie. Il y a des morts. C’est propre à s’enrager, surtout quand on sait, selon les informations, que ces incendies sont criminels. Quel irrespect ! A vous dégoûter de l’humanité ! Et pourtant ! Dans cette même humanité il faut rendre hommage aux pompiers et aux secouristes qui, sur le terrain brûlant, ont risqué leur propre vie. Et maintenant que cela nous serve de leçons pour accepter toutes les mesures de sécurité et de précautions préventives. Pourquoi Dieu n’interviendrait-il pas, lui qui « brûle » d’amour ? Il ne peut pas intervenir ou alors il pactiserait avec la violence ; il forcerait les hommes a faire ce qu’il veut, lui : la propreté, le respect des « archives » culturelles, la paix… Dieu a choisi que ce soit les hommes entre eux qui s’organisent, réfléchissent et surtout prévoient. L’évangile qui règle nos existences propose, au lieu d’une intervention directe, que les hommes, les stratèges (dans l’évangile, un roi) « s’assoient », réfléchissent, mesurent leurs forces. La réussite alors sera en même temps dans les mains de Dieu et des hommes alliés. Il est vrai que, quand les hommes sont laissés à eux-mêmes, il y a souvent (trop) des conflits d’intérêt, y compris dans les familles. Alors deux précautions valent mieux qu’une. Joseph AZZOPARDI, 22e dimanche C, 1-2/8/07.
C’EST ENCORE LA RENTREE 21e dimanche C, 26-8-07

 Baie d'Halong, Vietnam. |
Ce n’est pas encore la fin de l’été que l’on parle déjà de « rentrée ». Ainsi le temps passe inexorablement, personne ne peut l’arrêter, ni le recommencer. Le fait de parler de rentrée fait croire que l’on est, auparavant, sorti ; ce qui n’est pas le cas de tous ! (L’Insee dit que cet été 2007, 21 millions de Français n’ont pas pu partir en vacances). Pourtant il nous faut parler de « rentrée », ne serait-ce que, pour ne pas se laisser prendre par la routine qui paralyse tout progrès. Les enfants vont monter une marche de plus dans leur parcours scolaire : nouveaux profs, nouveaux camarades, nouveaux livres, etc. Pour les « grands », reprise du « boulot » mais avec les mêmes angoisses du salaire trop bas, de la sécurité de l’emploi… C’est çà la rentrée et d’étape en étapes, la vie se continue. Dans cette apparence de routine, d’une chose à l’autre, quelque chose aussi se construit. L’ «expérience », dit-on, ouvre l’esprit, donne des désirs et des espoirs. Alors, un « fil conducteur » veut unifier nos volontés de nous aider réciproquement, d’essayer « ensemble » de s’en sortir : il y a encore possibilité de compter sur les amis, qui, au sein de notre communauté paroissiale, marchent ensemble vers la maison de bonheur où Dieu attend, derrière la porte étroite (Evangile de 21e dimanche, Luc 13, 22-30) La rentrée c’est aussi de retrouver les parents, les amis, même si on n’est pas parti. Jésus nous fait comprendre que même des « amis importuns », nous les supportons et nous sommes enclins à les satisfaire, car nous savons que dans « le fond », il y a toujours de la bonté pour redonner espoir. Jésus se propose d’être ami de tous, prêt à nous secourir. Il y a une condition : celle d’accepter, d’accueillir son aide, parce que ceux qui la refuse sont indignes de lui ; alors ces derniers, il est contraint de les laisser aller à la dérive et à leur isolement. Ceci rappelle la parole de Saint Augustin : « Seigneur, tu peux me créer sans moi, mais tu ne peux pas me sauver malgré moi ». Saint Défendent, 21e dimanche C, le 26/8/2007
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 Calanques de Marseille |
Avec juillet et les vacances des petits, il est bon de parler de congés, du désir de rupture avec la routine des jours qui se succèdent inexorablement. Mais vacances n’est pas toujours synonyme de repos, d’évasion, parce que les réalités quotidiennes demeurent pesantes. Comment « caser » les enfants ? Comment les « occuper » ? Sortir ? Pour aller où ? Avec qui? Avec quel pouvoir d’achat ? Ce n’est pas être optimiste de souhaiter tout de même les bonnes vacances ! La loi de l’alternance qui régit l’univers avec les saisons, le froid et le chaud, le jour et la nuit, le soleil et la lune… Cette loi de l’alternance doit être aussi pour chacun, pour chaque famille, une occasion d’imagination pour vivre les vacances avec les moyens du bord, ne serait-ce que de donner un peu plus de temps à la discussion, à la conversation, à l’attention réciproque… et encore à la prière , à la lecture des textes sacrés. L’Ecriture Sainte de ce dimanche, par exemple, suscite de grands débats au sujet de la violence qui nous envahit de toutes parts. Deux disciples de Jésus, face à la violence des Samaritains qui leur barrent la route, stupidement, en appellent aux « foudres du ciel » et proposent la violence-riposte. Jésus n’en veut pas, il n’est pas de ceux qui exercent la violence. Sa vocation est plutôt de s’y soumettre. Il n’exerce pas la violence, même si c’est pour une bonne cause. Des « légions d’anges » auraient pu, sur son ordre, le sauver de la croix. Mais alors ! La violence aurait engendré la violence. Qui, aujourd’hui, peut stopper la violence, et comment ? Bon début de vacances ! Voici un devoir de vacances. Joseph Azzopardi, 1er juillet 2007.
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DIEU OU ARGENT ? HOMME OU ARGENT ?
Dans la dernière actualité internationale, nous avons tous un « haut le cœur » de honte quand nous avons appris qu’un bateau (navire) maltais avait refusé de sauver des émigrants africains agrippés aux passerelles d’une cage flottante d’élevage de thon, pour sauver leur vie. La navire maltais (dont l’armateur ne fait pas honneur au nom d’Azzopardi qui n’est qu’un homonyme avec moi) obéit à l’armateur qui refuse l’ordre de sauver ces naufragés en perdition sous le prétexte révoltant de sauver plutôt la cargaison de thon d’une valeur d’un million de dollars, que ces vies humaines au million de problèmes. C’est révoltant, et heureusement, les italiens les sauvent.
Mais il faut aussi balayer devant sa porte, selon l’expression courante, quand on a un grave reproche à se faire à soi-même. Il faut se rappeler qu’en 1720, Marseille souffrait l’épidémie de la peste, justement à cause d’un navire qui a accosté au port de Marseille, alors que la peste à son bord aurait dû le mettre en quarantaine au Frioul et que la Chambre de Commerce de ce temps, pour intérêt financier, a autorisé d’amarrer au port et la catastrophe a fait les dégâts mortifères qu’on connaît. Savez-vous que, depuis, les échevins de la Chambre de Commerce en signe de « repentir » fête le Sacré-Cœur en grande solennité, appelée la Messe du Vœu. Monseigneur de Belsunce, évêque de ce temps, lui consacre Marseille. Vendredi prochain sera la fête du Sacré-Cœur, fête de l’amour de Dieu pour l’humanité perverti et Sali quand des hommes aimés de Dieu sont exploités et écrasés par d’autres hommes avides de pouvoir et d’exploitations..
Il faut choisir Dieu ou l’Argent, l’homme ou l’argent. Joseph AZZOPARDI (8/6/07)
HEUREUSE MEMOIRE QUI FAIT MIRACLE
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Le nouveau Président de la République , lors de son intronisation, a fait une double démarche invitant la France à faire mémoire, d’une part du soldat inconnu, à l’Arc de Triomphe, et d’autre part, d’un jeune lycéen, fusillé avec d’autres jeunes pour faits de « Résistance », lors de la dernière guerre. Il s’agissait de Guy Mocquet, fils de député et engagé, lui-même. Après la lecture de la dernière lettre d’adieux à sa mère, émouvante, le Président propose d’en faire la même lecture à la rentrée des classes, en septembre prochain.
Emouvante mémoire, dont la teneur n’est pas une invitation à une larme à couler, mais plutôt une invitation à savoir prendre des risques graves, pour défendre la Paix et la Justice. Guy Mocquet a su s’engager avec d’autres pour une France libre et fraternelle. Faire mémoire de cette résistance historique me pousse à « faire mémoire » à mon tour d’un résistant historique que j’aime et qui fait l’axe de ma vie, grâce à ses lettres que l’on nomme « Ecritures Saintes », ou « Evangiles ». Ce résistant, Jésus-Christ, invite à en faire mémoire pour s’engager à sa suite. Il meurt et ressuscite pour que l’humanité s’engage sur les routes de la Paix, de l’Amour et de la priorité aux pauvres. Alors, quand les chrétiens fêtent Pentecôte, c’est qu’ils veulent reprendre « souffle », le souffle de Pentecôte, qui n’est pas une larme à couler, mais un engagement fidèle à le suivre.
Ah ! Si nous faisions tous mémoire jusque là ! Sur les traces de Jésus. C’est la Paix.
Joseph AZZOPARDI, 26/5/07
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Oui ! « Familles, je vous aime », c’est le titre d’un livre de Luc Ferry, ancien ministre de l’Education Nationale, un philosophe qui se déclare foncièrement laïc. Ce livre interpelle tous les croyants parce qu’il pose des questions qui sont toutes les nôtres, et qui méritent réponses personnelles et communautaires.
Voici un constat: les morales modernes ne prennent pas en charge une série de questions essentielles : comment vivre le deuil d’un être aimé, éduquer un enfant, à quoi cela sert de vieillir ? ... La morale laïque ne suffit pas à réfléchir sur la question relevant d’une autre sphère, celle de la spiritualité. Quelle sagesse convient aux individus désenchantés ou désillusionnés qui peuplent nos sociétés laïques ?
Ces questions et d’autres ne nous invitent pas au triomphalisme, parce qu’il est possible que nos réponses révélées par les Evangiles ne soient pas compréhensibles par beaucoup d’entre nous. Heureusement Luc Ferry lui-même nous met en piste quant il écrit : « Les enfants nous font découvrir un autre rapport à l’Amour que les chrétiens ont pensé dans ‘’l’agape’’. On aime ses enfants sans attendre un retour. Il y a là une expérience vécue de la gratuité assez proche de ce que doit être l’Amour Divin, figure de l’amour qui va jusqu’à l’amour de l’ennemi. Finalement, si la déclaration universelle des droits de l’homme a des lacunes, c’est qu’il y manque une morale de l’Amour ou le souffle de l’Esprit de Pentecôte.
(Joseph AZZOPARDI, 19/5/07.)
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La campagne électorale pour la Présidentielle se termine et chaque citoyen réfléchit pour se déterminer par rapport aux types de société qui nous sont proposés. Ce sera dimanche soir un événement très important. Surtout que pour les chrétiens, le choix aux multiples facettes est rendu au nom de leur foi en Christ, plus douloureux parce que la Politique n’est pas évangélisée, la liberté démocratique suppose beaucoup d’amour que tous n’ont pas.
De toute manière, les « dés » sont jetés et il n’y a aucun motif d’en avoir peur.
Ce pendant, pour la suite, il est bon que les croyants ouvrent encore un grand débat de longue haleine. La société, en effet, semble ne plus avoir besoin de Dieu pour expliquer l’Univers ou la Nature. L’homme moderne (c’est très clair dans les médias) découvre que l’homme sans foi en Dieu est capable, au moins autant que l’homme religieux et chrétien, de se comporter en homme. Dieu serait-il devenu superflu, tant pour chacun que pour la société ? Nous nous réjouissons de tant d’associations, d’O.N.G., de corporations dites « sans frontières », et qui accomplissent tant de gestes de bravoure sur la planète. Ne nous laissons pas « sécularisés » par l’ambiance générale. Appelons-nous les uns les autres, croyants de tous bords, pour révéler que Dieu et son Evangile ont quelque chose à voir et à dire avec l’homme, la nature et la société.
Ce n’est pour rien que l’Evangile de ce dimanche nous appelle à nous aimer les uns les autres, non à la manière du monde, mais à la manière unique de Jésus Christ. Plus que la générosité, il y a l’Amour.
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Joseph AZZOPARDI (Vendredi 4 mai 2007)
FOI ET REPUBLIQUE, PEU C’EST BEAUCOUP !
Dans la campagne électorale présidentielle qui se continue, il est bon de se poser la question de la place que doit avoir la religion dans la République.
La place qu’elle doit avoir et non pas la place que l’on doit lui donner. La religion aura la place qu’elle se donnera ou qu’elle imposera.
Je dis « Religion » en son sens général, mais pour moi, il s’agit du christianisme de ma foi en l’Evangile de Jésus Christ, vécue en Eglise. A chacune et chacun d’apprendre à vivre à côté de ceux qui « croient au ciel et ceux qui ne croient pas au ciel ». « Grosso modo », la liberté de culte est assez respectée dans la République. Quelques valeurs spirituelles sont acquises : l’espérance d’avoir une éternité après la mort, les cimetières sont gardés, les profanateurs poursuivis...
Mais la Religion Chrétienne est plus qu’un culte. Dans sa dimension temporelle, l’Eglise a ses bâtiments, ses permanents, ses associations, ses Mouvements. Un financement par l’Etat peut être nécessaire. Mais l’Eglise a une mission qui dépasse le temporel. Elle veut apporter une dimension humaine, un projet, un sens d’égalité, de justice au nom du Créateur. Elle doit (c’est un devoir) pouvoir dire, prêcher, témoigner (être écoutée) le sens des « choses » de ce monde, de l’amour du prochain dans les rapports de forces, en particulier, socio-économiques, dans la cohésion sociale.
Le christianisme dans la République n’est plus pour « le temporel à l’Etat », et « le spirituel à l’Eglise ».
Amis chrétiens, portons au monde le message universel contre la fascination pour l’argent, la violence, la dignité de l’homme, le sens de la vie, de la mort, de la Paix…même si nous croyons que le Christianisme fait peu, mais si c’était rien, ce serait encore pire.
Joseph AZZOPARDI ( 27/4/07)
ELECTIONS PRESIDENTIELLES : LETTRE OUVERTE A CEUX QUI SAVENT…
(en particulier à celles et ceux qui connaissent bien les candidats)  Marianne |
Le peuple de droite est souvent perçu négativement dans la vie quotidienne. Quel qu’un de faire cette confidence : « Je dois m’excuser avant de dire à mes amis ou voisins que je vote à droite, ou que je vais à la messe le dimanche ».
Le peuple de gauche s’est formé une réputation de générosité sur le plan social ou humanitaire, mais assez souvent il est « critique, sévère et parfois injuste » par rapport aux croyants, surtout depuis la montée de cette « laïcité militante » qui voulait enfermer les chrétiens dans les sacristies. Je me souviens de la satisfaction bruyante et sans retenue de certaines personnes de cette gauche à la télévision, quelques minutes après l’annonce des résultats des élections présidentielles de 1981. Ces mêmes personnes n’ont pas su ou ont dû oublier que François Mitterrand a été élu Président de la République avec l’apport d’un gros paquets de voix de droite, dont beaucoup de chrétiens, déçus par la politique du Président sortant, Valéry Giscard d’Estaing. C’est pourquoi, je désire pour la France un Président ouvert à toutes les cultures et religions, sans pour autant renier les racines chrétiennes – qui certes, ne sont pas exclusives – de la société française. Comme beaucoup, je suis sensible devant : - La difficulté des pauvres, - et même de ceux qui ont un emploi -, de se loger, de trouver un toit, et cela depuis très longtemps (Cf. les promesses de Campagne du Candidat Jospin, en 2002, pour ne pas remonter plus haut, et les fractures sociales dont parlait le Candidat Chirac) ;
- Le minimum vieillesse et les petites retraites, dérisoires et indécents des personnes âgées , face à des richesses insultantes, dans cette France qui fait partie du G8;
- La fin de vie des personnes seules, sans ressources, en particulier de celles et ceux qui ont une maladie difficile (le Sida ou la maladie d’ Alzheimer, par exemple), dans un pays dont la triple devise est Liberté, Fraternité et Egalité...
Comme certains de mes amis,
- je n’aime pas tout ce qui se ressemble de près ou de loin à la bureaucratie tatillonne, je n’aimais pas le centralisme parisien (comme d'ailleurs le centralisme romain),
- je n’aime pas la Commission Européenne de Bruxelles telle qu’on me l’a décrite,
- je suis étonné que le Président Jacques Chirac, malgré ses promesses électorales et son statut de chef d’Etat d’un grand pays, la France, pendant 5 ans de son mandat, n’ait pas réussi à faire baisser la TVA à 5,9% chez les restaurateurs. Cette même promesse est réitérée par un autre candidat de gauche, cette fois-ci, pour mai 2007! Quelle valeur aura-t-elle?
Là je commence à reconnaître la véracité - au moins partielle - de cette affirmation : « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ».
- J’ai de la sympathie pour le candidat Nicolas Sarkozy, maltraité assez injustement dans le problème des banlieues, avec le fameux mot « racailles » sorti de son contexte, ainsi que dans son affirmation d’une corrélation possible entre l’hérédité et la pédophilie. On pourrait l’accuser d’eugénisme, mais on peut aussi parler de compréhension envers les mêmes pédophiles qui, dans certains cas précis, ne seraient pas entièrement libres de poser des actes réprouvés par le société et qu'ils regretteraient après. Là nous tombons dans le vaste domaine de la psychologie à explorer et bien entendu dans celui de la médecine, qui n'a pas encore dit son dernier mot. L'homme se trouve devant le problème plutôt insoluble de la liberté humaine face au déterminisme génétique et psychologique, face à toutes sortes d'influences d'ordre social et culturel, qui varient d'une civilisation à une autre, d'une époque à une autre. De toutes façons, les affirmations qui ont fait scandale n'ont pas visé l'extermination des personnes en question, et moins encore leur condamnation, selon les règles de la morale chrétienne qui est d'un autre domaine: laïcité oblige! Une tempête dans un verre d'eau. - En même temps, je suis attiré, mais sans trop y croire non plus, par une ou deux déclarations des autres candidats, comme Ségolène Royal, François Bayrou, Jean Marie Le Pen, pour ne citer que ceux qui sont "chouchoutés" par les sondages. J’ai lu des articles pour ou contre les uns et les autres, dont ceux de François de Lacoste Lareymondie : "L'impasse de la “troisième voie”» dans Liberté Politique. Sincèrement, à l’heure actuelle, je ne sais pas encore pour qui voter, même situation chez quelques uns de mes amis. Des réflexions émanant de certains "penseurs catholiques" sont à la fois sympathiques, longues, vastes, trop contrastées ou trop nuancées qui, par la force des choses, frôlent, dans ma petite tête, la description d’un mouton à 5 pattes (Surtout ne prononcez pas ce gros mot de "langue de bois"). Voilà, Mesdames, Messieurs, vous qui savez, vous qui êtes des sympathisants de tel ou tel candidat, ou qui êtes en charge de sa campagne électorale, c’est en toute simplicité que je vous livre, en vrac, mes modestes réflexions, pour vous informer d’un certain « état d’âme » qui me concerne, et qui pourrait concerner d'autres personnes de ma connaissance.
Au secours ! Eclairez-nous, s'il vous plaît, avec peu de mots, simples mais vrais ! On dit que « Blanc c’est voter », mais combien pèse ce blanc ? En toute sympathie et avec l’expression de ma haute considération.
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Pierre Nam-Phong (Vent doux du Sud) 17/4//07  |
Non ! C’est sûr, le christianisme n’est pas une religion d’un tombeau, fût-il celui de Jésus de Nazareth, fût-il ouvert ou vidé. Le christianisme ne fait pas la « mémoire » d’un mort enseveli selon toutes les convenances de l’époque, mais d’un vivant, aujourd’hui comme hier et comme demain.
Son tombeau n’est pas trouvé vidé de son « cadavre » ; il n’a pas été profané comme le sont, hélas, certains tombeaux saccagés par des insconcients. Les témoins sont nombreux pour attester l’avoir reconnu et cru en sa nouvelle manière de vivre son humanité, celui qui a porté le nom de « Jésus » et qui reçoit, à ce moment, le titre de Christ, premier né d’une génération humaine entièrement nouvelle (non pas renouvelée).
Quand, au nom de la foi de cette longue succession de témoins de bouche à oreille, nous affirmons que le Christ est « ressuscité » ; ne pensez surtout pas à un cadavre qui se réveille comme dans les films. Le cadavre de Jésus s’est désintégré, mais sa personne, son identité personnelle demeure identique, après comme avant la mort. Il vit l’humanité autrement.
Quand j’étais dans le ventre de ma mère, aurais-je pu imaginer une autre manière de vivre que celle douillette, qui se nourrissait de ma maman et qui lui était dépendante ? Non, la Résurrection m’annonce dès aujourd’hui une autre manière de vivre, commandée pas l’Amour.
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Joseph AZZOPARDI (4/4/2007)
24/3/2007 - La campagne pour les élections présidentielles qui a son importance pour chaque citoyen, ne doit pas masquer l’importance de notre préparation aux fêtes pascales. Il n’y a pas de concurrence déloyale entre les deux démarches. Car il est toujours question de l’homme, de sa capacité d’aimer, et surtout sa capacité de vivre ensemble dans le respect « fraternel » des uns avec les autres. Avec Jésus Christ, les fêtes pascales nous révèlent qui est cet homme que Dieu aime , que les hommes ont cloué à la croix et qui retrouve un au-delà de la mort avec une vie où la fraternité surabonde. C’est bien aussi ce que les citoyens veulent garantir par une élection présidentielle à la hauteur de sa fonction : garantir les droits fondamentaux des hommes, à commencer comme Jésus le propose, par les pauvres, les faibles, les enfants. L’objectif Homme à « sauver » de son égoïsme par un surcroît d’amour à tous les niveaux de son existence, est le même objectif Homme à faire vivre dans la meilleure civilisation possible, « sauver » de l’insécurité d’aujourd’hui et de demain, tous ensemble pour un homme épanoui, heureux de vivre et de se rassembler pour réussir la fraternité… au nom du Père unique que Jésus nous a montré. Homme à sauver, à protéger, à construire, à regrouper… Il y a du « Pain sur la Planche ». Que Pâques nous donne de ce pain-là ! Joseph Azzopardi.
PAQUES, UNE LEÇON D’HUMANITE 3 mars 2007
Le carême qui termine sa première semaine ne pèse pas lourd sur les média, ni sur la société. Aurait-on oublié le christianisme qui a ouvert les esprits et les relations humaines sur une civilisation qui donne, malgré tout, un peu de joie et de confort de vivre ? Ce qui inquiète plus au travers du silence des média sur l’opportunité d’un carême annuel c’est la faiblesse missionnaire de notre témoignage. Il est vrai que la campagne présidentielle occupe beaucoup de place et les débats politiques peuvent être intéressants. Mais il est question d’un sens de l’homme social aux besoins multiples, économiques, familiaux, et il y manque, à ce sujet, de se dire publiquement : quel est donc cet homme qui fait tant de soucis ? Quel type de famille l’épanouit ? Quel salaire et quel travail le structure en homme libre ou en homme esclave et exclu de responsabilité amoureuse ? Les croyants que nous sommes avons la réponse à ces questions et d’autres, parce que nous avons le visage réussi d’un humain parfait qui s’appelle Jésus- Christ. C’est à travers lui que nous proclamons qu’il est visage de Dieu, en sachant que ce Dieu est l’inventeur (ou créateur) de cet homme que nous sommes. Il connaît les rouages de notre mécanique. Pâques rend public cette façon réussie d’être un homme au 21e siècle. Pâques vaut bien une leçon d’humanité
Joseph Azzopardi.
LA VRAIE LIBERTE ? OU EST-ELLE ?
Le procès à propos des caricatures de Mahomet et l’approche des élections présidentielles réveillent, parfois avec véhémence, le débat sur la liberté qui veut faire honneur à notre esprit démocrate. Sous le couvert de la « Liberté », morceau de notre devise française, avec Fraternité et Egalité, chacun revendique la liberté d’expression, d’information, d’aimer comme on veut (homosexualité, familles recomposées…), liberté publique d’affichage, souvent sans moralité… Certes, la liberté est un bien précieux, mais qui explique ce qu’elle est vraiment ? Il est plus facile de définir la fraternité quand, comme les humains, nous sommes « condamnés » à vivre ensemble. Il est aussi plus facile, et encore, de parler d’égalité, surtout quand on veut éviter d’entendre les cris des pauvres qui dérangent. Mais quand il s’agit de la liberté, la valeur reconnue comme essentielle, cela devient compliqué. Dans le récit fondateur de l’humanité, la Genèse de la Bible, Dieu donne à l’homme le pouvoir de gérer sa liberté, et pour ce faire, il interdit de mangerles fruits de deux arbres. C’est bien sûr une manière de parler qu’on étudie. Mais cela veut bien dire que la liberté n’est pas de faire ce que l’on veut, n’est pas de dire ou de montrer ce que bon nous semble à chacun. Il y a liberté pour que l’homme puisse se servir de tous les droits : du respect, de nourriture, de vivre l’Amour. La liberté s’éduque au service de l’humain, et non de l’animal qui sommeille en nous. Dieu en connaît les règles. Cherchons-les. Joseph Azzopardi (10/2/07)
--> A lire à la page Vie Paroissiale - Expression Libre: "Les caricatures de Mahomet, entre liberté religieuse et liberté d’expression".
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« PETIT A PETIT, L’OISEAU FAIT SON NID », BONNE ANNEE !
(NDR - Tout en reconnaissant que personne n’a le monopole du cœur, nous sommes heureux de vous offrir le mot suivant de la semaine). Dans une campagne électorale, surtout pour élire un Président de la République, l’Evangile n’a pas à se taire, pour laisser libre cours à toutes sortes de politique. La semaine dernière, dans cette chronique, j’écrivais que l’Evangile n’est pas neutre quand il s’agit des personnes humaines et des relations sociales qui les unissent dans un pays. C’est à ce point que lorsqu’un homme, d’où qu’il soit, souffre , oui, c’est Dieu qui souffre. Quand ce même homme souffre la misère, la privation de sa dignité, c’est encore Dieu qui est blessé, meurtri. Vous pouvez vous demander pourquoi ? Un autre repère de choix politique qui découle encore de l’Evangile c’est ce que l’Evangile suggère en nous faisant comprendre l’option préférentielle des pauvres, servis en premiers et avant les riches. Ce choix de Jésus-Christ n’est pas facultatif, ou même seulement souhaitable. Ce choix de préférence s’impose par Jésus-Christ, il est une exigence absolue pour arriver à ce que notre terre soit vivable pour tous, et que toute personne puisse vivre en enfant du même Père. Utopie ? Rêve ? Impossible ? Alors, adressez-vous à Dieu qui commande. En attendant, que nos choix politiques aillent dans ce sens-là, et « petit à petit l’oiseau (la justice, la solidarité…) fera son nid ». Joseph Azzopardi (20/1/07)
POURQUOI LA PEUR DU POLITIQUE
Dans quelques mois ce sera pour la France, les élections présidentielles. Elles imposent à tous les citoyens français de s’y impliquer à forte dose. C’est une responsabilité importante face à un tel enjeu de vie en société.
La peur du Politique n’est pas de mise et me laisse penser à une quelconque lâcheté. Ceci veut dire que les chrétiens trouvent dans l’Evangile un « surplus » de responsabilité, quand ils sont à l’heure des choix fondamentaux pour une vie sociale humaine et fraternelle.
Ce n’est pas parce que l’Eglise (heureusement) ne donne pas de consignes de vote qu’elle n’a pas à proclamer les repères de choix politiques, parce que, concernant la vie publique, l’Evangile n’est jamais neutre.
Par exemple une affirmation de base majeure doit mettre au centre de tout débat démocratique : l’extrême dignité de la personne humaine, image de Dieu, digne de tous les droits qui en découlent. Concrètement, les progrès techniques, économiques, sociaux sont au service de tous les hommes vivants aujourd’hui et demain. Il nous faut veiller à ce que tous possèdent tout ce dont ils ont besoin, pour vivre dignement au XXIe siècle.
Quelle politique alors sera la meilleure, en conscience, pour « corriger » les misères et les pauvretés qui nous entourent ?
Certes, le choix est difficile, mais il faut y tendre. D’autant que l’Evangile nous dira comme un « ordre » : D’abord les pauvres ! (A suivre)
Joseph Azzopardi, de la Mission Ouvrière (12/1/07)
DIT POUR ETRE ENTENDU : BONNE ANNEE 2007
Après Noël, c’est encore Noël, même si les cœurs se tournent vers le Nouvel An, avec son cortège de vœux sincères. Il n’y a pas concurrence de fête, mais continuité. En effet, les « Pauvres Précaires », au sens économique et moral du terme, sont toujours là. Ils attendent le secours qui sauve et leur restitue la dignité de l’homme, de tout homme que Noël a confirmé, en portant toute notre attention vers l’Enfant de la crèche. Les initiés de l’histoire et de la bible savent qu’il est né à Bethléem, « petite bourgade », et non à Jérusalem, la ville royale de ses ancêtres. Sa pauvreté nous appelle à l’aimer.
Que nos vœux, les meilleurs, se résument finalement en un seul : celui du choix collectif de faire priorité première à la Solidarité citoyenne, pour qu’elle devienne véritable fraternité. Les chrétiens savent que cette fraternité politique, économique, familiale, reconnue dans la « déclaration universelle des hommes » est une grâce issue du « Notre Père », qui rassemble l’humanité d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Voilà, le seul vœux valable : « vivre ensemble » selon les règles de l’Amour.
Là tout est dit, pourvu que tout soit entendu.
Joseph Azzopardi et Antoine Phaï (31/12/06)
23/12/06 : AU SECOURS ! ON A VOLE NOEL! 
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Rassurez-vous. Noël est toujours là. Ce n’est pas une fête en perdition, mais elle a besoin d’être sauvée, parce que très malmenée. Voici un petit test : Quel est d’après vous le pourcentage de ceux qui se disent chrétiens et qui, à la place du « Joyeux Noël », ont préféré souhaiter les « Bonnes ou Joyeuses Fêtes » laïques ? Pour combien d’entre eux, pour combien d’entre nous, les fêtes de Noël riment plutôt avec sapin, foie gras et cadeaux à profusion, de plus en plus chers. Dans de nombreux foyers, on se préparait à fêter l’anniversaire d’une extraordinaire naissance, mais on a oublié d’y inviter celui qu’on fête. Plus de place ! Il est vrai qu’on a donné toute la place à quelqu’un ou à quelque chose d’autre, devinez qui ? Devinez quoi ? Noël, C’est la fête des enfants, mais on les gave de publicités et de cadeaux. On les croit puérils, mais un jeune collégien est battu à mort, cette semaine. Noël c’est la fête pour donner une place aux pauvres, mais ils sont contraints de coucher dehors, sans une « table » pour échanger la convivialité du partage. (1) Il y a de plus en plus de sans abris - bien réels, en chair et en os - non parce qu’il n’y aurait plus de place pour eux, mais cette fois-ci, parce que les places sont devenues trop chères. Noël, C’est la fête de la Paix, mais les femmes ou les maris sont battus. C’est la fête de la fête, mais les employés des magasins travaillent le dimanche. C’est vrai, Noël est en danger, mais heureusement il n’est pas en perdition. Oui, Noël est sauvé quand les « Enfants de Don Quichotte» créent un événement unique : des tentes par centaine, de couleur rouge (couleur du danger) pour faire « habiter » les sans domiciles et surtout pour alerter les instances politiques, afin qu’elles trouvent les remèdes. Noël est sauvé quand les évêques, a l’approche des élections présidentielles, proposent à inscrire dans des lois / les droits des Pauvres au logement, au travail, à la dignité…et pourquoi pas à une identité. Noël est sauvé quand les croyants n’ont pas honte de se montrer chrétiens, et laissent à Jésus sa place, sa fête d’anniversaire, en lui ouvrant leurs portes, ou simplement leur cœurs, lui qui vient non seulement sous l’habit du mendiant, mais aussi, et peut-être surtout, en prenant l’apparence d’un membre de nos communautés ou de nos familles, plus que quiconque, en quête de réconciliation et de paix. Plus qu'une possibilité, Noël 2006 est encore un Joyeux Noël. Merci Seigneur. Paroisse Saint-Défendent, 23/12/06
----------- (1) Selon l’INSEE, dans une publication récente, le nombre de SDF en 2002 s’est élevé à 70 000 adultes et 16 000 enfants les accompagnant. Pour la même année, les associations humanitaires parlent de 100 à 800 mille personnes. (Sources : L’Express du 26/10/06)
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A CHACUN DE FAIRE EXISTER SA JOIE
L’effervescence des consommateurs, à l’approche de Noël, se calme un peu et les magasins seront ouverts le 24 décembre qui tombe un dimanche, (une pensée particulière pour les personnels et caissières). Effervescence, et pourtant les soucis quotidiens pèsent encore lourds et pas seulement sur les porte-monnaie. Les sondages ne se sont pas améliorés : un Français sur deux craint pour son avenir immédiat et garde la peur de « tomber » S.D.F. Le Moyen Orient, pays de Jésus, voit le sang coulé ; les guerres, les faims éloignent le Paix de Noël. Faut-il encore, dans ce contexte dramatique, se souhaiter « Joyeux » Noël ? La joie est-elle de mise ? Oui ! Parce que Noël demeure l’appel de Dieu et de ses apôtres à la Joie que procure la réponse à nos questions. Alors que nous attendons un Dieu puissant qui remette toutes choses en ordre, de sa propre autorité, Dieu se présente avec la force d’un enfant perdu dans les collines. C’est la recette de la Paix. Elle n’est pas celle des chefs et même des présidents de la République, elle est celle de ceux qui désirent « l’ordre » de l’Amour. Les enfants savent de quel besoin ils ont de l’Amour qui les fait vivre ! Dans le brouhaha des achats, où sont les « voix » des apôtres de Jésus ? Une voix, ce n’est pas un son (ou une note) : c’est un engagement de serviteur pacifique ! Joseph Azzopardi (17/12/06)

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Oui ! C’est pire qu’un cancer. (Je tiens à dire ici toute ma compassion amoureuse aux cancéreux : leur souffrance est aussi la mienne). Mais quand une société dite civilisée, comme notre France, tient des comptes d’apothicaire (c’est-à-dire mesquins), on veut compter les pauvres de notre pays inégalitaires avec des pourcentages anonymes. En effet, la semaine dernière, le Secours Catholique dénombrait 10% de pauvres dans notre population. Aussitôt, des riches de statistiques rectifiaient en disant 7% et donc une progression de leur pouvoir d’achat de 3% en 10 ans ( !). Il y a de quoi crier de colère, parce qu’il n’y aurait qu’un seul pauvre, le Pays devrait se mobiliser pour le secourir.
Heureusement ! Pour ne pas dire le contraire… Ils sont nombreux les bénévoles (plus de 100 000) qui, ce week-end, vont collecter devant nos magasins des produits alimentaires qu’ils répartiront dans les foyers qui les attendent avec angoisse. La France (et ailleurs) est cancéreuse.
Mais l’Eglise ne le serait-elle pas aussi, cancéreuse, dans ses membres pécheurs qui se préoccupent plus d’une messe en latin que du pauvre aux coins des rues. J’aime le latin, mais cette revendication suppose autre chose, plus grave : au nom de la toute puissance de Dieu, il faut fermer les yeux et le cœur au péché de richesse du monde qui secrète les pauvres que Jésus voudrait aimer et sauver.
Le foi n’est pas une « boite de conserve » du passé. Heureusement que Noël nous prouvera comment Dieu, par un enfant, a renoncé à sa toute puissance pour accompagner les petits. Joseph Azzopardi(25/11/06)
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18, 19 NOVEMBRE : JOURNEES DU SECOURS CATHOLIQUE
En France, sept millions de personnes sont contraintes à vivre en dessous du seuil d’humanité, la pauvreté toujours grandissante atteint aussi les classes dites « moyennes ». Qui pouvait le prévoir ?) Lire le billet : Le pauvre, auto-révélation de Dieu. (33e dimanche , fin du monde ou fin d'un monde?, 19.11.2006)
PAS DE « BRAS CROISES » POUR CHANGER LA VIE !
A l’approche de Noël (bien oui ! c’est bientôt Noël), le vitrines des magasins, les lumières qu’on installe dans les rues sont des signes avant-coureurs de la fête qui vient. Seulement, cette Noël de 2006 s’annonce dans un contexte d’une campagne électorale, présidentielle pour notre pays, la France. Alors, c’est l’heure des bilans, des chiffres, des sondages. Le Secours Catholique ne cesse de nous alarmer avec urgence sur les pauvretés nouvelles (j’ai bien dit « nouvelles », comme celles de ceux qui malgré leur travail et leur emploi, ne peuvent plus en vivre. Des travailleurs (j’ai bien dit « travailleurs ») sont S.D.F., parce que les loyers sont trop chers. Nouvelles pauvretés aussi de personnes âgées condamnées à la solitude, et avec une couverture sociale trop mince. Nouvelles pauvretés des enfants analphabètes, malgré l’école, obligatoire jusqu’à 16 ans. Et pourtant ! Nous restons un pays riche, parce que dans le monde il y a pire ! Nous ne savons plus à qui nous fier. Faut-il chercher pour aider à guérir les maladies génétiques, de l’argent ailleurs et seulement en dehors du Téléthon ? L’évêque de Fréjus (notre voisin) ne veut pas de Téléthon dans son diocèse, par peur de l’eugénisme (sélection des « bons » embryons au détriment des mauvais). C’est vrai qu’autrefois, il y avait des guerres meurtrières (c’est le onze novembre) pour faire évoluer les chirurgies médicales et humaines. Nouvelles pauvretés que le manque d’argent pour entreprendre la recherche et « guérir », selon l’ordre du Christ, tous les malades.
Que l’espérance de Noël ne détruise pas nos espoirs quotidiens. Pas de bras croisés. Joseph Azzopardi (10/11/06)
IL Y A DE QUOI AVOIR HONTE !
Marseille et, plus exactement, les Marseillais ont rougi de honte quand ils ont appris l’attaque hypocrite d’un bus paisible, raisonnable et professionnellement exemplaire. Attaque inique perpétrée par des minots inconscients du danger qu’ils provoquaient à une Sénégalaise, aussi paisible que studieuse. Le choc fut affreux, mais qu’y faire ? Certainement sanctionner les coupables, mais aussi analyser les causes d’une si affreuse dérive. S’il n’y avait que ce drame, peut-être garderions-nous espoir d’un redressement de situation. Hélas ! Le mal de la violence se propage, comme le feu de nos collines, plus vite que le remède. Le diagnostic est fait avec détails, maintenant il, faut écrire l’ordonnance. C’est là que cela se complique. Le christianisme apparaît fragile, son message est inaudible, parce qu’il devient incapable de couvrir seul le terrain et que d’autres tentent au contraire de s’y imposer, même avec des véhicules incendiés. Il est quasiment impossible (et le font-ils) de rivaliser avec ces derniers. Il fut une époque ancienne où le christianisme était marqué par une sorte de rivalité souvent violente et haineuse (inquisition, guerre des religions…). Malgré tout, nous tenons ferme la foi germée dans les rivalités humaines qui transforme peu à peu les mentalités. Avec Saint Paul, nous affirmons : « Je ne rougis pas de l’Evangile. Il est force de Dieu ! »
LA MORT N’A JAMAIS TUE PERSONNNE
Cette semaine la fête de la Toussaint donne une tonalité spécifique à la société où nombreuses sont les personnes de toutes catégories à se diriger aux cimetières, y faire une halte aux souvenirs de nos défunts. C’est la fête de la Toussaint qui veut révéler d’abord la destinée de tous les hommes. Sur paroles de Christ et sur parole d’Amour, l’au-delà de la mort se décline au rythme de l’Amour.
En effet, tous les hommes ont le pressentiment d’une continuité de la vie au-delà de la mort. Il en est ainsi depuis même la préhistoire. Pour nous en convaincre, un Mexicain anonyme écrit : « La mort n’a jamais tué personne ». La vie de l’après-mort n’est pas une « autre vie », mais elle est la vie d’aujourd’hui autrement vécue, c’est-à-dire avec une telle perception (et lumière) de la grandeur de l’acte d’amour en toutes ses directions et dimensions que nos défunts réalisent en clarté ce qu’a pu être, à la fois, leur manquement à l’amour par égoïsme comme la dignité et la béatitude quand on s’aime pour de bon.
Bien sûr, cet au-delà de la mort est difficile à percevoir quand elle est injuste, douloureuse, affreuse, lente à venir pour les uns, subite pour les autres.
Malheur à notre civilisation qui banalise la mort dans des séries stupides, violentes. Non ! La mort n’a tué personne, mais elle accouche (dans la douleur) vers une vie autrement meilleure. Joseph Azzopardi (27.10.06)
RIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL
« Rien de nouveau » dans l’histoire des hommes, sous le beau soleil. Cette maxime, très discutable bien sûr, est tirée de la Bible : « Ce qui a été, c'est ce qui sera, ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera: rien de nouveau sous le soleil! » (Qo 1,9).
Quand le mur de Berlin (pour ne pas remonter jusqu’aux murailles de Chine), mur dit de la honte, a été démoli, nous avons tous été heureux. Enfin, c’est fini, nous l’avons cru. Hélas ! La construction des murs de la honte revient à la mode. Cela devient « tendance » de se protéger derrière des murs de béton.
Israël, pour se protéger des Palestiniens, aujourd’hui, construit des kilomètres de murs en béton sur la frontière qu’Israël s’est donnée, un nouveau mur de la honte. Dommage et scandale parce qu’Israël a dans sa culture et sa mémoire collective le souvenir d’un mur célèbre, le mur de Jéricho (Josué VI) que Dieu va détruire avec son peuple élu, c’est-à-dire l’Israël de ce temps-là. Dieu ne veut pas de mur, il cherche toujours l’Alliance.
Ce n’est pas tout : un autre mur de riches pour se garantir de peuples voisins pauvres. Ce nouveau « mur de la honte » garantit les Etats-Unis du Mexique. L’Espagne construit une clôture de barbelés électriques. La France a connu le Mur de l’Atlantique. Autant de murs, autant de hontes. Cependant, il y a sous le soleil les murs plus subtiles et redoutables, ceux que chacun construit contre son voisin immédiat. Nous en appelons alors à Jésus Christ pour nous libérer. Car, comme au temps de Jéricho, il n’est pas de murailles qui ne s’écroulent. Les Evêques de France nous demandent de réviser nos pensées sur l’immigration.
Comment réconcilier les raisons d’Etat et les arguments de la solidarité humaine ou chrétienne ? Joseph Azzopardi (21/10/06)
Avant la date légale, la campagne électorale pour un Président de la République française est déjà amorcée par les média. Alors, je me donne quelques conseils. Ce n’est pas le moment de faire son choix de vote, et pour ce billet hebdomadaire, il n’est pas question d’exprimer une quelconque velléité de proposer un bulletin. Oui, je veux dire à qui veut : méfiez-vous du piège. Les média en effet nous abreuvent de candidats possibles d’un bord ou d’un autre, comme si cette élection était celle d’un homme ou d’une femme. L’essentiel n’est pas la personnalité du candidat(e), mais ce qu’elle va nous proposer comme « programme d’action ». Qu’elle soit grande ou petite, femme ou homme, célèbre ou discrète, peu importe au pays. En revanche, quelles propositions politiques nous allons voter ? Là est l’important. En effet, la France a besoin d’un bon programme de propositions politiques contre la pauvreté et le chômage, pour la paix sociale et universelle, pour l’avenir des jeunes (une solide formation, un bon métier), pour les familles. La liste des besoins serait trop longue. C’est pour quoi, au nom de l’Amour, de la solidarité, de la Fraternité que nos anciens dans la foi ont inscrit dans notre civilisation, soyons à nouveau à même de continuer leurs efforts. En plagiant l’évangile de Jésus nous nous souvenons de cet anonyme qui, un jour, demande à Jésus : - Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? C’est une bonne idée, parce que l’héritage se reçoit par ceux qui ont décidé de « vivre pour les autres, au nom de Dieu. C’est le sens politique le meilleur. L’évangile en politique, se renseigne
Joseph Azzopardi(15/10/06)
Dans une société aussi permissive que celle d’aujourd’hui partout dans le monde où tout semble permis, aussi bien en ce qui concerne la liberté, la sexualité, la famille, les relations sociales… il n’est pas étonnant que même les religions soient raillées, dénigrées, rejetées. Les religions sont malmenées, parce que croire au ciel, en Dieu, et même à l’invisible, est « démodé » au profit de ce qui se voit, se touche et au profit du plaisir personnel. La science, les techniques nouvelles peuvent-elles remplacer la prière, l’appel au secours d’un être supérieur, aux hommes qui auraient assez d’autorité et d’amour pour nous rassembler en vue du Bonheur collectif ? Il n’y a pas d’émissions radio ou télé ou journaux où la religion n’est pas raillée et n’offrent le champ libre à la plaisanterie grivoise et déplacée. J’ai peur pour nos enfants et nos jeunes qui manquent le vrai sens de la vie. Heureusement, nous sommes encore nombreux à chercher et à trouver une spiritualité qui ouvre le cœur au-delà du terrestre et du temps présent. Jean Paul II à sa manière disait en substance : « Croyants de l’univers, unissez-vous pour donner une âme au monde contre toute culture de mort de l’homme ». Heureusement nous serons nombreux ce dimanche à écouter la parole de Jésus qui nous recommande à nouveau la fidélité dans l’amour, qu’il soit conjugal, filial, universel… Humains, nous n’avons pas le droit de tromper les jeunes en leur faisant croire que la liberté est de faire ce que l’on veut. Paroisse Saint-Défendent (7.10.06)
Encore de la turbulence, non dans l’avion, mais sur notre planète Terre. Après les caricatures du Prophète dans un quotidien danois de septem-bre 2005, après le discours qui déplaît du Saint Père à l’université de Ratisbonne, le 12 septembre 2006, voici maintenant qu’un professeur de philosophie doit quitter son lycée de la banlieue toulousaine, pour s’exiler et fuir les menaces de mort, parce que lui aussi, « a mal écrit » dans un quotidien français, le 19 septembre. De même, à Berlin, une pièce de théâtre a été déprogrammée, sans raison apparente, au grand scandale des défenseurs de la liberté d’expression. Nous ne pouvons pas oublier non plus que, de nos jours encore, dans beaucoup de pays, des chrétiens ont été maltraités, lynchés, ou condamnés à mort à cause de leur appartenance au Christ. A la suite de « l’affaire du Pape Benoît XVI », l’assassinat de la religieuse italienne en Somalie fait réfléchir, entre autres, sur les causes de ce climat de violence, sur l’avenir de nos sociétés, et les raisons de certaines de nos peurs. Ce n’est pas en évoquant ces informations que nous pouvons rétablir la paix des religions. Mais cela a le mérite de nous inviter à la prudence, sans pour autant perdre le sens de nos responsabilités. C’est aussi et surtout un appel à la prière, pour une vraie réconciliation, une vraie paix dans les cœurs, devenue de plus en plus difficile, humainement parlant. Dieu est le même pour les Juifs qui célèbrent leur jour de l’an, pour les Musulmans qui sont en train de pratiquer le ramadan, et pour les Chrétiens qui suivent le Christ. Dieu ne se laisse pas enfermer dans et par une ou autre religion, il donne à profusion son Esprit, et nous demande en retour de reconnaître et d’exercer, ensemble, des gestes d’accueil, de paix, comme autant de signes d’Amour de lui-même et des hommes, comme nous l’indique l’évangile du 26e dimanche, (Marc9,3848). Paroisse Saint-Défendent (1/10/06) 
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La violence à nouveau prend le devant de la scène sur notre beau pays de France et aussi dans le monde. On a vu cette violence déchaînée à un paroxysme exagérée à propos d’une parole mal comprise du pape Benoît XVI envers les Musulmans. En France, la délinquance recule et augmente selon les départements et provoque un duel violent entre les Ministères de l’Intérieur et de la Justice, dans la recherche des causes et des sanctions pour y remédier. Il semble que nous avons tous ensemble, comme une incapacité notoire à faire taire la violence. L’insécurité est le mal de notre siècle. Le christianisme qui fait notre vie jusqu’au plus profond de notre être, n’a pas trouvé encore la voix ferme et autoritaire pour rendre l’Amour victorieux. C’est que cette voix même est étouffée à sa racine et privée de communication. Les animaux sont violents entre eux et cruels ; mais cette violence est pour se nourrir, se reproduire. Quand aux humains, la violence est un « projet », elle est voulue, organisée pour écraser ou dominer l’Autre. La violence humaine est souvent préméditée. C’est grave. Elle a des causes à combattre. Sans être encore véritablement entrés en campagne électorale présidentielle, les politiques ne vont-ils pas dépasser les bornes ? Que tous ensemble nous décidions, au nom de la Paix de Jésus Christ, de ne pas jeter de l’huile sur le feu, pour chercher la meilleure façon de vivre ensemble sans dispute.
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Joseph Azzopardi (23/9/06)
EFFERVESCENCE ENTRE PAPE ET MUSULMANS.
Lors d’une conférence sur le rapport entre la foi et la raison, le Pape Benoît 16 a voulu expliquer les rapports qui existent entre l’acte de foi et l’acte d’intelligence. C’est au cours de son discours que Benoît 16 a eu une allusion « historique » (non donc pour l’actualité d’aujourd’hui) à la Jihad, c’est-à-dire à la « guerre sainte », retenue par les Musulmans comme un acte de foi purificatrice du « Satan occidental ».
Cette allusion historique a créé un climat de violence contre le Pape. Nous y voyons une fois de plus une susceptibilité inutile et maladroite, organisée comme alibi à une raison d’attiser la guerre violente. Personne n’a oublié cette même susceptibilité lors des caricatures de Mahomet sur France-Soir.
Lors de sa démonstration, Benoît 16 a voulu dire aux Musulmans à qui il s’adressait, que l’acte de foi ne se trouve pas au bout d’un raisonnement intellectuel. La foi ressemble à la folie de l’amour : « Le cœur a les raisons que la raison ne connaît pas ». Alors l’Islam qui n’est pas l’islamisme, en prônant la violence, n’est pas raisonnable. L’Islam est l’acte de foi en Dieu d’Abraham. L’islamisme est une idéologie qui perd la Raison quand il attise le feu de la violence.
Que personne, de bonne foi, ne se laisse surprendre par des faussetés faites pour pervertir la vérité
Jo. Azzopardi (16/9/06)
- Le Saint Père s’est expliqué, par le communiqué du Cardinal Tarcission Berton, Secrétaire d’Etat. Lire--> http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1609061_declaration
- Le texte intégral du Discours prononcé par le pape Benoît XVI à l’université de Ratisbone, le 12/9/06, se trouve à l’adresse suivante : http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1609063_coran
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